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Changement de paradigme – Edito Lettre n°96

Par Julien Dray 


Où est la Gauche ? Alors que tout démontre aujourd’hui que le libéralisme ne répond plus, loin de là, à la crise que nous traversons et qui, de sanitaire, se transforme en crise sociale, on constate l’absence criante de la Gauche.

La multiplication des appels à l’union, aussi nécessaire soit-elle, ressemble davantage à un appel au secours vain qu’à une conquête idéologique. On sait pourtant d’une addition, dont un plus un ne fait pas deux ; qu’elle ne permettra certainement pas, quelque soient les configurations, de voir la gauche au deuxième tour des présidentielles. Le temps n’est plus au calcul. Chaque composante n’est pas égale à une autre composante.

La méthode empirique prévaut sur toutes les autres. Avant de se rassembler, puisqu’on ne se ressemble pas tout à fait, il faut s’identifier. Ce défaut d’identification rend stérile toute initiative de programme commun.

Comment ne voit-on pas que la période que nous vivons pourrait être une merveilleuse opportunité de refondation conquérante pour la Gauche ? Comment ne parvient-on pas à s’approprier, dans un contexte de basculement international, ce qui apparaît aujourd’hui comme des évidences.

Plus d’état ? moins d’état ? nous disaient les libéraux ? Aujourd’hui cette thèse est battue en brèche ! c’est l’état, c’est plus d’état et surtout des services publics de qualité qui viennent au secours de notre présent. Tous ces personnels que l’on a bafoués, mutilés de leurs moyens, réduit à un coût que l’on a qualifié de « Pognon de dingue », qu’aurait-on fait sans eux les six derniers mois ?

Pas touche au 3%, au sacrosaint critère du libéralisme économique ? Aujourd’hui, par choix du président, on en est à 10% et ce n’est pas fini. Le pouvoir l’a bien compris. On va sortir le carnet de chèque pour tuer dans l’œuf la colère qui monte, qui monte, casser la contestation.

Privatisation de tout y compris du patrimoine…. Voilà ce que les libéraux suivaient comme ligne de conduite. Les nationalisations ? Ah non ! certainement pas disaient-ils ; ce sont encore des dépenses, des impôts et les riches n’en veulent pas. Pourtant aujourd’hui, ne va-t-on pas être contraint à nationaliser des pans entiers de notre industrie ? d’en relocaliser une partie ?

Contraints par la situation, le libéralisme s’efface et adopte des solutions que les sociaux démocrates ont toujours défendues. Et nous restons spectateurs. C’est à nous de l’ancrer dans l’histoire et c’est maintenant !

L’histoire nous tend les bras. La Gauche doit reprendre ses droits. S’approprier les idées empruntées « provisoirement » par la droite, les développer et dire en quoi nous les mettrions en œuvre bien différemment que le pouvoir actuel.

La mutation qui s’opère, nous devons la revendiquer haut et fort ! Un projet social démocrate moderne est mieux à même de répondre à un avenir durable !

Si l’impérieuse nécessité est de se refonder, elle doit l’être d’abord sur les idées !

Répartitions des richesses, mode de production, mode de travail, émancipation et autonomie de la jeunesse, nationalisations, Un état fort, des services publics de qualité, Une république affirmée et laïcité sans complaisance, lutte contre les inégalités, contre la pauvreté…. C’est tout ce qui fait l’ADN du socialisme.

Et nous disons ici : Taxe sur les GAFFAM ; partage de la richesse produite, circuits courts ; sortie du productivisme et s’il le faut nationalisations lorsqu’il y va de l’intérêt général du pays ; Géni industriel en mouvement associé à une grande politique de recherche ; Réduction du temps de travail ; semaine de quatre jours, télétravail ; dotation pour chaque jeune de 18 ans ; révolution éducative, refaire de l’école le lieu central de la république, renforcement des services publics ; 6ième république pour sortir de la paralysie de cet état technocratique, une politique de l’aménagement du territoire qui tienne compte de l’urgence climatique et enfin un combat pour la république laïque, contre tous les radicalismes..

Avant le programme, il faut un projet. Avant le projet il faut des idées. Avant les idées il faut une identité. Léon Blum par son courage, François Mitterrand par son combat idéologique nous ont montré que d’une part il ne faut en rabattre sur rien et que d’autre part il faut convaincre de son identité, de ses idées pour construire un projet de rassemblement.

Alors ? alors au travail ! Le changement de paradigme, ici, à l’Engagé.e, nous l’avons acté et le travail, nous le faisons et nous continuerons à le faire !

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Changement d’époque : la gauche à l’heure du COVID – Edito lettre n°94

Par Julien Dray 


Cent milliards. Explosion assumé du déficit public. Critère des trois pourcents oublié.

Tant en France que pratiquement partout en Europe, on semble avoir été contraint de se rendre à une évidence. Sans intervention des états, on va à la catastrophe. Le constat est clair.

Et ce faisant, c’est à une négation du libéralisme à laquelle on assiste. Celui qui devait tout résoudre par la liberté laissée aux premiers de cordée de choisir la longueur de la corde. La valeur de liberté habillée en chacun pour soi, le libre cours à la financiarisation de l’économie, à l’actionnariat comme seul maitre à penser pour tout le monde…tout cela se heurte au réel imposé par la pandémie. Le politique est dans l’obligation de reprendre le pouvoir, de réguler, de décider, de trouver dans l’urgence le rempart à une lame de fond annoncée.

A la crise sanitaire va s’ajouter une crise sociale inédite. Le seul recours, c’est de redonner sens à une démocratie sociale. Démocratie sociale, sociale démocratie. Sans le dire, on adopte donc les bases de ce qu’aucun parti de gouvernement et de gauche avait su ou pu imposer !

Il est donc temps pour la gauche, toute la gauche, de retrouver un peu de bon sens. Nous sommes dans un changement d’époque : une réelle prise de conscience. Il ne s’agit pas d’en être spectateurs !

Autant l’affirmer. Si la sociale démocratie s’est quelque peu perdue dans une économie de marché de moins en moins régulée, elle a, dans ses fondements, les bases pour réinventer l’avenir. C’est à elle, parce qu’il vaut toujours mieux choisir l’original à la copie, de reprendre la main sur les idées quelques soient les sujets.

Si on ne le faisait pas, le naturel revenant inexorablement au galop, le changement de cap idéologique que semble avoir pris le président Macron et qu’il faut évidemment relativiser ne sera somme toute qu’une parenthèse éphémère. On le pressent déjà en détaillant le plan de sauvegarde.

Il apparaît aujourd’hui plus important, voire primordial, d’agir avec, par et pour la population plutôt que de s’opposer de façon systématique et parfois pavlovienne. La gauche a les cartes en main. Elle n’a qu’un ennemi : elle même !

Aucune confiance ne sera accordée à la division. Les Gilets jaunes l’ont dit pour une grande majorité de la population. Ils sont le reflet d’une société perdue, désabusée et en colère. Ce qu’ils dénoncent et que nous n’avons pas assez entendu c’est que l’exclusion sociale ressentie, le déclassement de la tranche dite « moyenne », l’augmentation de la précarité, de la pauvreté vont au delà des réductions que l’on en fait à force de chiffres interprétés.

Il ne s’agit donc plus de calculs, de négociations égotiques, d’hégémonie de tel ou tel parti ou mouvement. Tout cela renforce la méfiance à l’égard du politique. Il se n’agit ni plus ni moins que de construire ensemble ! Ce n’est plus un choix parmi d’autre, c’est la seule voix de l’alternance.

Chacun, cependant, avec son identité propre ! Le parti socialiste aussi et les sociaux démocrates en premier lieu. Le changement d’époque due à la révélation imposée par le ou la COVID 19 rebat les cartes idéologiques et donne raison aux fondements de la sociale démocratie. C’est donc bien aux socialistes de se repenser, de travailler à un projet émancipateur et laïque ; présenter un programme à proposer ensuite dans le pot commun de la gauche.

Il est temps de s’émanciper enfin de cette 5ième république qui concentre les pouvoirs. Il est temps d’organiser un système permettant une plus large participation de la population, une réelle fonction de la représentation nationale. Il est temps de réfléchir à des stratégies industrielles marquant une rupture avec le productivisme, de développer des créneaux technologiques utiles. Il est temps surtout de s’ouvrir à de nouveaux projet conquérant face aux multinationales du numérique. Il est temps de revoir notre organisation du temps de travail. Il est temps de doter les jeunes d’une réelle autonomie de départ. Il est temps de refaire de l’école le creuset de l’égalité par une révolution éducative. Il est temps, et la crise sanitaire l’a imposé comme une évidence, de renforcer les services publics, de valoriser les premiers de corvée. Il est temps d’affirmer le pouvoir du politique face au pouvoir économique, y compris quand il le faut par des nationalisations si décriées par les libéraux. Il est temps de revoir le logiciel qui conduit à sacrifier la grande majorité de la population sur l’hôtel des déficits. Le temps n’est plus à l’hypocrisie mais à l’affirmation de valeurs ! à leur traduction concrète et claire.

L’hégémonie libérale de ces vingt dernières années doit être battue en brèche !

Le temps n’est pas à l’effacement de la pensée socialiste mais à son retour !

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Au rond point c’est priorité à gauche ! – Edito lettre n°83

Par Julien Dray 


Le temps apparaît, pour tout un chacun, comme suspendu. Nous sommes plus ou moins à l’arrêt. Spectateurs admiratifs de celles et ceux qui garantissent notre survie. Reclus à l’intérieur. Interdits de mouvement, nos partageons virtuellement nos impressions, nos sentiments, nos incertitudes, nos analyses, nos pensées. Il nous arrive de fuir le confinement par la pensée. C’est un exercice aussi inédit que la situation sanitaire. Et nous prenons acte !

Ce moment éclaire le passé. Que nous le nommions crise ou guerre, il est une conséquence de choix, de dénis, d’aveuglements voire de fuites en avant. Ce moment nous oblige à regarder comment nos sociétés ont évolué, comment nous avons abandonné des valeurs morales pour tenter de rester dans la compétition économique. Ces valeurs oubliées par l’état, que nous portons ici, en France, génétiquement en nous, manquent aujourd’hui cruellement à notre capacité collective d’anticiper, de réagir et de protéger. Quelque soit la situation.

Il n’est pas question d’effacer, d’accuser, de désigner, de montrer du doigt. La gauche comme la droite se sont fondues dans les fours d’une mondialisation financiarisée. Un acte volontaire pour la droite. Un acte contre nature pour la gauche.

Ce moment éclaire le passé et oblige à imaginer, construire, inventer un monde nouveau. Un monde centré sur l’humanisme, le respect, la solidarité, le progrès. La préservation de l’homme et de la nature. Demain commence aujourd’hui !

Nous sommes au bout de quelque chose. Un virus, en se propageant, laisse apparaître l’étendue des dégâts : Dégât sanitaire, dégât social, dégât économique, dégât générationnel, dégât institutionnel. Le confinement ne protège pas des inégalités. Il les confirme et les développent. Dans les têtes, aux fins de mois, c’est ajouté la fin du monde. La terre, elle, se sent mieux. Elle a fait passer son message. Sera-t-il entendu ?

Tant d’alertes ont préalablement été posées. Tant d’impatiences, de colères ont été exprimées. Tant de choses existaient avant l’arrivée du COVID 19. Le virus n’était-il pas déjà dans l’exercice du pouvoir ? particulièrement ces dernières années ? Il n’a alors eu d’autre réponse que la répression. Il est encore aujourd’hui tenté par la culpabilisation du citoyen lambda. Pour faire oublier ses manquements ? Mais le Corona virus ne se soigne pas au LBD.

A l’état major aussi indécis qu’éloigné de sa zone de combat, il faudrait substituer l’état Majeur, œuvrant à l’émancipation du peuple. Pour cela il faut un accord majeur. Une partition à une seule clef : celle des valeurs partagées. C’est à la gauche de le mettre en musique. Une Gauche enfin responsable, servant le même cœur, le même corps.

A l’évidence il faut tout changer. Si nous trouvons, dans ce moment, l’occasion d’une prise de conscience durable et humaine, alors, d’une crise improbable mais prévisible nous aurons fait une opportunité.

Les modes de productions consuméristes confinant à l’inutile dans le but de vendre tout et n’importe quoi ; les modes de financements par le haut qui ne ruissellent pas ; les modes de vie individualistes isolant les uns des autres. Tout est à redéfinir. Si nous ne le faisons pas à travers la mobilisation d’une gauche conquérante et unie, nous prendrons le risque du « laisser faire », le risque que rien ne change. La suite pourrait être plus grave que les pires films catastrophes hollywoodiens.

Oui, il faut une unité : l’unité du peuple. C’est le rond point au bout de la ligne droite. Et au rond point, c’est priorité à gauche !

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L’union de la gauche et des écologistes est impérative!

Par Charles Adrianssens, Arthur Courty, Paul Montjotin


Second tour des élections municipales : l’union de la gauche et des écologistes est impérative pour sanctionner le gouvernement et préparer l’alternance en 2022

« Amplifier la première défaite électorale d’Emmanuel Macron »

Les élections municipales seront la première reculade électorale d’Emmanuel Macron et de la République en Marche. Les élections municipales deviennent donc une véritable « élection de mid-term » qui conditionnera la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron et les prochaines présidentielles, c’est pourquoi la gauche doit prendre mesure de l’enjeu de ces élections et créer les alliances nécessaires au second tour permettant d’amplifier la défaite du gouvernement.

Bien sûr, les élections municipales sont d’abord un scrutin local. Mais, en pleine réforme des retraites, en plein 49-3, un an après la crise des gilets jaunes, après deux ans d’affaiblissement de nos services publics locaux comme nationaux et de nos mécanismes de solidarités, cette élection revêt d’une portée nationale qu’il ne convient pas de minimiser.

Alors qu’Emmanuel Macron veut imposer aux Françaises et aux Français un duel avec Marine Le Pen en 2022, la gauche et les écologistes doivent être capables de montrer qu’ils peuvent proposer un projet commun, une alternative crédible. Partout où les candida.t.e.s du gouvernement sont en capacité de gagner, la gauche et les écologistes ne doivent pas trembler et avoir le courage du rassemblement. Bien entendu, si les équilibres politiques de la gauche et des écologistes diffèrent d’un territoire à l’autre, nous avons cependant une boussole qui doit toujours nous rassembler : l’opposition à la politique nationale menée par Emmanuel Macron.
« Le rassemblement doit être clair, partout et en particulier dans les villes »

Considérant les spécificités locales, la formule de ce rassemblement n’est pas unique et peut être menée par différentes composantes de la gauche en fonction des territoires. Elle existe déjà au premier tour, derrière des maires sortants qui sont donnés gagnants, c’est le cas par exemple à Grenoble, un maire EELV, soutenu par le PS, le PCF, la Fance Insoumise et Place Publique ; à Montreuil ou le maire sortant rassemble déjà le PS-PCF-LFI-Génération ou encore à Clermont ou PS PCF, EELV et LFI font liste commune derrière le maire sortant.

L’alliance de la gauche et des écologistes devra se faire encore plus clairement au second tour, notamment dans les grandes villes, cœur de l’électorat d’Emmanuel Macron et qui seront particulièrement regardées lors de ce prochain scrutin. Il convient donc d’éviter les situations de division fragilisant la gauche, comme à Toulouse où la division risque de profiter au maire sortant LREM (ex UMP) dans une région pourtant traditionnellement à gauche. Si ces alliance peuvent aller à l’encontre d’ambitions locales, il ne faut pas perdre de vue l’objectif principal qu’est celui de gagner le plus de villes possible et ainsi envoyer un message fort au gouvernement. Chaque formation politique devra donc à son tour accepter la main tendue : ce sera tantôt à EELV (comme à Paris), tantôt au PS (comme à Lyon ou Strasbourg), tantôt au PCF, LFI et Place Publique.

« Ceux qui divisent seront sanctionnés par les Français »

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Clarté et Unité – Edito lettre n°68

Par Julien Dray 

Le feu de la colère ne s’éteint pas. Celui du désaveu s’accroît. Pourtant le « maitre de l’Atlas » souffle encore sur les braises. Il le peut. Il le veut. Le scénario de son quinquennat écrit et dicté par d’aimables fortunes, semble lui réussir. C’est de la méthode Coué mais ça marche !

Chaque jour, des transferts troublent un peu plus l’espace politique. Il en est qui en sortent, fatigués d’être les pions du monarque. Il en est qui opportunément rejoignent, dans sa fuite en avant, la République en marge !

Pourtant, comme dirait le chanteur « il suffirait de presque rien » pour mettre fin à cette hégémonie destructrice de valeurs. Quand notre modèle est à ce point en danger, il n’y a que le camp du progrès, le vrai, qui peut y remédier. La Gauche et les Ecologistes, s’ils se respectent, portent cette responsabilité.

Pour cela, il faut de la clarté :

Arrêter de courir après ceux qui feignent le pragmatisme pour un trône en mairie.
Arrêter de tergiverser sur les valeurs.
Arrêter de s’enfermer dans une fatalité qui voudrait nous entraîner encore davantage dans une mondialisation financiarisée.

Etre clair !

Etre clair, c’est :

Savoir fixer des limites.
Savoir quelle est la ligne à ne pas dépasser.
Savoir avec qui on peut faire des compromis, trouver des rapprochements et avec qui on ne peut pas. On ne doit pas.
Savoir identifier les enjeux de la prochaine consultation des Français.

On veut la dépolitiser ? Elle est foncièrement politique. On veut réduire son impact. Elle est de la première importance.

La reconquête commence en mars. Il ne faut pas, pour cela, se tromper d’adversaire.

L’adversaire de la Gauche et des Ecologistes c’est la Droite. Aujourd’hui qui peut encore ignorer que le Président, l’exécutif et LREM en font partie ?

Deux ans et demi de réformes (en fait très peu en nombre mais significatives en terme d’effets nocifs) ont permis de constater qu’il n’y a pas plus d’inspiration de gauche que de progrès dans ce pays. Quel que soit le secteur, quelles que soient les promesses, principalement sur le plan social et sur le plan écologique, tout est aujourd’hui dégradé. Et si, comme le font le Président et son Premier Ministre, on se targue d’une augmentation du pouvoir d’achat… en moyenne… On le doit à l’explosion des hauts revenus et non à un rééquilibrage. Les plus pauvres qui ne payaient pas les impôts locaux, paieront désormais les augmentations des services, principalement celle de l’électricité avant celle de l’eau.


Les faits sont là. Le pouvoir d’Emmanuel Macron s’est construit sur la faiblesse de l’opposition.

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Marseille : Unité ou sectarisme ! – Edito Lettre n°55

Par Julien Dray


Il y a quelques mois, une graine était semée dans une terre que l’on croyait peu fertile. Différents partis et mouvements se rencontraient à Marseille pour envisager ce que l’on ne croyait plus possible et que, cependant, beaucoup attendaient : une candidature unique de la Gauche aux prochaines municipales.

La déclaration courageuse de Jean-Luc Mélenchon apporte un nouveau crédit à un accord qui, s’il devait se concrétiser, serait mobilisateur et prometteur. C’est un élément nouveau qu’il faut saluer, ce que nous faisons ici.

Nous le disons depuis des mois et des mois : l’unité est la condition sine qua none.

Qu’une ville de l’importance de Marseille soit parmi les premières à voir enfin se réunir la gauche peut et doit servir d’exemple partout en France.

Mais alors que les choses avançaient de la meilleure façon qui soit, on apprend la décision unilatérale de 52 adhérents EELV et de leur candidat de se désolidariser du reste de la Gauche.

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