6 janvier 2020

L’Australie brule, et notre planète aussi

Par Cécile Soubelet


A ce jour, c’est l’équivalent de 2 fois la Belgique qui est parti en fumée. En quatre mois, ce sont 5,4 millions d’hectares qui sont partis en fumée, 1 300 habitations et les fumées toxiques deviennent tellement importantes qu’elles commencent à toucher la Nouvelle-Zélande. Et aucune amélioration de la situation ne semble probable. Le réchauffement climatique est plus que jamais une réalité que ni l’Australie ni la communauté internationale ne peut ignorer : notre planète est en danger.

Une catastrophe due au réchauffement climatique

2 ans de sécheresse prolongée et grave, un manque sévère de précipitations, des vents forts qui soufflent à travers le territoire, et des températures caniculaires (plus de 40°) alors que la période chaude n’est pas encore à son paroxysme… ce sont tous les ingrédients explosifs pour contribuer à la propagation des flammes qui ravagent l’Australie depuis le mois de septembre.

Ces facteurs sont également les alertes lancées depuis plusieurs années par les scientifiques internationaux sur l’état de notre planète. Le réchauffement climatique va entrainer des hausses des températures et avec des sols de plus en plus arides, devenant inexploitables, ce sont les hommes, la faune, la flore, tous les éléments de vie qui devront disparaitre.

C’est exactement ce qui se passe en Australie avec l’exode de milliers d’habitants (entrainant pénurie d’essence et de nourriture), la disparition de 480 millions de mammifères, oiseaux, reptiles brûlés ou asphyxiés, la suppression de plus de 20% de la population de koalas, et la dévastation de millions d’eucalyptus, acacias, arbres à thé… les scientifiques annoncent déjà qu’il faudra plus de 40 ans pour une repousse des arbres et une repopulation animale sur les terres brûlées.

Un Premier Ministre climato-sceptique : le paradoxe australien

Alors que le pays brûle, le Premier ministre libéral-conservateur Scott Morrison prenait des vacances de Noel à Hawaï, et ce n’est rentré qu’en raison de la mort d’un huitième pompier qu’il a décidé d’écourter son séjour. Pourtant, il reste l’homme politique le plus populaire du pays.

L’Australie est l’exemple d’un pays schizophrène : toujours réfractaire aux accords de Paris ou des COP, l’Australie est le quatrième producteur mondial de charbon derrière la Chine, les États-Unis et l’Inde, mais surtout le premier exportateur mondial. Or les cours du charbon et des minerais ne cessent d’augmenter. Une aubaine à court terme, notamment pour les élites et la classe moyenne supérieure qui s’enrichissent.

A l’inverse, les catastrophes climatiques risquent d’avoir un coût bien supérieur avec, par exemple, l’effondrement de la production céréalière. Des conséquences sur le moyen terme qui toucheront notamment sur les classes populaires et moyenne.

Dans ce contexte, il est désormais impératif et urgent que la communauté internationale intervienne au plus vite auprès de l’Australie pour maitriser et éteindre ces feux dévastateurs. Ce pays est dépassé par rapport à l’enjeu et à la dimension des incendies, la planète brûle.

Il devient également incontournable que l’environnement et la préservation de la planète deviennent des priorités dans l’ensemble des pays. Parce que le social et l’environnement sont indissociables, ce n’est qu’à travers ces 2 piliers complémentaires qu’une société et un monde plus justes pourront émerger. C’est plus désormais plus une option, mais une urgence vitale.

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