Un sondage révélateur de sens ! – Edito Lettre n°108

Par Julien Dray 


Un sondage ne vaut que pour ce qu’il est au moment où il est réalisé certes. Les chiffres qu’il produit ne sont que des indicateurs sans doute. Il faut cependant entrer dans le détail pour comprendre ce qu’il a de signifiant. Et, de ce point de vue, le dernier sondage Ifop-Fiducial (https://www.lejdd.fr/…/sondage-presidentielle-2022…), est à lire avec attention. Il révèle une incapacité de l’opposition à permettre une alternance, quelque soit elle !

Pour la Gauche, triste confirmation, la division nous affaiblit collectivement. Le malaise est profond et il ne suffit plus d’appeler à l’unité pour espérer retrouver le chemin du pouvoir.

La Gauche n’a plus aujourd’hui d’identité ou bien elle l’a perdue. Ne pas l’admettre serait se voiler la face et nous condamnerait tous à disparaître.

Avant tout rassemblement, avant de constituer le corps d’un projet digne de valeurs fondatrices que nous partagions jadis, il faut une colonne vertébrale solide. Et pour cela il faut aller à l’os, à la substantifique moelle.

Trop de contradictions ont amené les uns et les autres à s’opposer. Trop de compromis désastreux ont abouti à la culpabilisation ou à la radicalisation. L’universalisme s’est dilué dans l’octroie à une légitimité communautariste. Qu’il s’agisse de minorités, de cultures, de religions, de genres, on a favorisé de fait l’expression et la constitution du particularisme, du différentialisme.

Aurait-on oublié que la Gauche française républicaine s’est toujours appuyée sur l’article premier de la constitution pour développer sa vocation universaliste, réformiste sociale, internationaliste ? La république est une et indivisible. Point.

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International : La politique de vaccination est-elle plus efficace dans les autres pays ?

Par Cécile Soubelet


On ne cesse d’en parler chaque jour depuis des mois : pourquoi une telle lenteur dans la mise en place de la politique de vaccination en France ? pas assez de vaccins ? la faute à l’Europe ?
Il suffit de regarder les autres pays du monde pour se rendre compte que la politique de vaccination, y compris en Europe, n’est pas envisagée de la même manière qu’en France et avec des perspectives de déconfinement tout aussi différentes.

Des pays accélèrent par tous les moyens, voire envisagent le retour à une « vie normale » à l’été

En Israël d’abord, pays qui avait misé rapidement sur des commandes massives de vaccins sans négociation de tarifs, les vaccins sont arrivés dès décembre. Grâce à une organisation quasi militaire du système de santé, ce sont désormais 90% des plus de 50 ans qui sont vaccinés. Avec des centres ouverts 24H/24, 7J/7, ce sont près de 5 millions d’Israéliens qui ont reçu les 2 doses vaccinales, soit plus de la moitié de la population. Cette politique offensive, alliée à la délivrance d’un « passeport vert » attestant des 2 doses de vaccin, a permis d’ores et déjà la réouverture de l’économie (restaurants, bars, salles de sport…), l’organisation des élections législatives, et l’étude de la possibilité prochaine de la levée du port du masque.

Aux Etats-Unis, la vaccination était l’une des promesses de l’élection de Joe Biden : 100 millions d’américains (soit un tiers de la population) vaccinés en 100 jours. Et l’objectif est déjà atteint, au point de viser 200 millions de vaccinés d’ici fin avril. Comment est-ce possible ? D’abord parce que Washington a signé très tôt des accords avec les laboratoires et a financé le développement des vaccins, par la mise en place de procédures d’homologation accélérés ensuite, et grâce à un Etat fédéral enfin qui a encouragé l’augmentation de la production locale, quitte à financer des extensions d’usines et à nouer des accords avec les champions nationaux comme Johnson & Johnson et le Groupe Merck. Si les plus âgés et les personnels de santé ont été prioritaires, les enseignants et l’ensemble des adultes sont désormais éligibles depuis mars, avec une démultiplication des moyens : 20 sites de vaccination pouvant accueillir jusqu’à 10 000 patients par jour, et une vaccination possible par un large spectre de professionnels (y compris l’armée, les médecins retraités, les dentistes, les vétérinaires et les pharmaciens).

Les perspectives sont tout aussi ambitieuses : un retour à la normale à l’été. Déjà les salles de spectacles rouvrent à New York avec une jauge d’un tiers des capacités, la Californie projette la fin de tout télétravail dès la mi-juin et Washington planche sur la mise en place d’un passeport vaccinal numérique permettant les déplacements et les activités de loisirs au début de l’été.

En Chine, les choses s’organisent également. 2 milliards de vaccins devraient être produits en 2021. La vaccination s’intensifie de jour en jour selon les autorités puisque si près de 140 millions de personnes ont déjà été vaccinées (dont des expatriés), le record de 5 millions de doses injectées par jour a été atteint, avec pour objectif de vacciner 40% de la population d’ici la fin du mois de juin. Pour atteindre cet objectif, l’Etat chinois mise sur toutes les incitations possibles, de la distribution de bons d’achat à celle de produits frais comme des œufs ou des légumes à Pékin.

Se faire vacciner, oui mais avec quel vaccin ?

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Pour un accès universel aux vaccins et à la santé

Par Arthur Courty


Alors que Stéphane Bancel, patron français du laboratoire Moderna vient de faire son entrée dans le club très fermé des milliardaires (23ème place du classement Forbes avec une fortune estimée à 3,5 milliards d’euros), très vite va se poser la question des bénéfices engendrés par les vaccins anti-covid.

En effet, l’ensemble des experts, politiques, médecins et scientifiques s’accordent à dire que le seul moyen de combattre la covid de manière définitive serait de procéder à une vaccination massive et mondiale. Alors que la recherche du vaccin a été financée en grande partie par les Etats (Le CNRS rappelle que les Etats-Unis ont investi 5 milliards d’euros sur la recherche contre la covid), les bénéfices finaux eux vont bien aux grands groupes pharmaceutiques.

Aussi, bien que les retards de livraison des vaccins en Europe soient dus à de multiples facteurs, une des raisons qui l’explique est le fait que l’UE a entamé une guerre des prix avec les laboratoires dans l’objectif de faire baisser le prix des doses alors qu’américains ou anglais ont à contrario accepté de payer le prix fort. Cette donne confirme que derrière les discours sanitaires la question du vaccin contre la covid est aussi un enjeu économique et capitalistique pour des grands groupes pharmaceutiques qui y voient une source de profits supplémentaires.

Face à ce constat, les forces politiques se positionnent timidement.? Il est grand temps de prendre une position ferme et forte sur ce sujet. D’une part ce vaccin doit devenir un commun de l’humanité, par cela on entend que le vaccin dernier doit être accessible à tous et partout, il ne faut pas qu’il soit réservé d’abord aux pays riches puis au pays pauvres. D’autre part, la gauche doit sortir de sa timidité et réaffirmer d’une seule voix que la vaccination est la meilleure solution pour sortir de la crise et ainsi assumer qu’elle n’adhère pas aux discours anti-scientistes, et complotistes !

Plus largement, cette crise montre la voie à suivre en matière de politique de santé publique. Dorénavant nous devons inscrire dans nos programmes que les vaccins et tout traitement essentiel à venir doivent être considérés comme des biens communs publics universels, comme le feu, l’eau ou la roue dont nul ne songerait à s’octroyer le brevet. Car comme le dit Carlos Parada, médecin psychiatre et historien :

« Ces vaccins sont un bien commun, ils ne peuvent appartenir à personne. Aucun droit, aucune crainte idéologique ne peut justifier cette exclusivité monnayée par quelques fabricants. Qu’on finance davantage la recherche plutôt que l’exploitation commerciale des brevets. Qu’on considère ces substances comme génériques sans délai, qu’on les préempte, qu’on dédommage les industries pour les fonds investis s’il le faut, mais courage, ne persistons pas dans cette voie. »

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L’unité oui, sur une identité collective, pas sur une couleur !

Par Edmond Thanel

Voilà des années que nous militons, ici, pour une Gauche enfin rassemblée. Voilà des années que nous travaillons à des propositions sur la base de valeurs communes à toute la Gauche.

Nous avons ainsi regretté les initiatives individuelles tentant de définir opportunément une Gauche opposée à une autre. Sans doute le Parti Socialiste a sa part de responsabilité et il a payé très cher ses atermoiements, ses renoncements, sa perte de sens. Mais, contrairement à ce que l’on voudrait nous laisser entendre, il n’a été remplacé par aucun autre parti, aucun autre mouvement et d’ailleurs, est-ce ce qu’il faut attendre ? Chacun, en voulant tirer la couverture à soi a, en fait, entretenu le poison de la division. Tant et si bien que la situation d’aujourd’hui ressemble à un retour arrière de moult décennies. Tant et si bien que les idées, les initiatives, les propositions se sont appauvries. Tant et si bien que la frilosité s’impose, qu’il n’y a plus de combat commun, plus d’accord ou très très peu sur la défense de nos valeurs communes.

Comment avons-nous fait pour devenir atone, aphone à ce point ? Comment avons-nous pu être aveugles et sourds à l’expression populaire des Gilets jaunes et leur manquer de soutien ? comment pouvons nous accepter, par faiblesse, la déliquescence du débat démocratique ? comment pouvons-nous regarder sans réagir vraiment la politique sanitaire d’aujourd’hui ? Comment pouvons-nous rester indifférents à la primauté des « big pharmas » quand une pandémie mondiale imposerait une action collective de toute la gauche pour lever les brevets par exemple ? Comment pouvons-nous continuer à nous opposer les uns aux autres par principe le plus souvent ? un principe de quête hégémonique qui nous affaiblit tous ! Nous ne nous définissons plus que par nos différences.

Et nous ne nommons plus les choses ! nous les caricaturons ou pire encore nous les ignorons. Il n’y a plus ni courage, ni volonté pour servir tout un peuple.

« Mal nommer les choses, c’est ajouter aux malheurs du monde » Cette phrase d’Albert Camus devrait nous faire réfléchir collectivement… il serait temps d’accorder nos violons et le reste.

Cela ne peut pas être une addition de solistes qui interprètent la partition comme ils le souhaitent et qui en font une cacophonie. Il faut construire cette partition ensemble, placer chaque note en accord avec tout le monde ; les blanches, les noires, les dièses et les bémols. Il faut un projet à portée sociale, humaniste, écologique…qui dit son nom : un projet de gouvernement.

Il semble aujourd’hui que certains aient compris qu’aucun candidat de gauche ne pourra être au second tour s’il ou elle ne représente pas tout son camp dès le premier tour. La question n’est donc pas qui, mais quoi et comment !

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Big Bang au Parti Socialiste ! – Edito lettre n°101

Par Julien Dray 


Enfin ! Voilà maintenant des années qu’à travers cette lettre hebdomadaire nous défendons une vision singulière pour l’avenir de la gauche, un dépassement des partis et un chemin de rassemblement.

Nous publierons ici, dans quelques semaines, un résumé de ce travail de fond, des propositions concrètes, des contributions que nous avons semées dans le seul but de permettre à la gauche de retrouver foi en elle-même !

Le premier secrétaire du Parti socialiste a proposé un big bang et nous l’avons soutenu dans cette démarche.

Le conseil national du Parti socialiste a validé, d’une certaine façon, une grande partie des thèses que nous avons développées ici patiemment. Il s’agit bien d’un Big Bang. Nous en avions besoin pour repartir de l’avant !

Nous allons donc remettre le collectif au travail. Nous allons donc associer toutes celles et tous ceux qui le souhaitent, Militants ou sympathisants. Tous les volontaires sont les bienvenus.

Nous avons clos une période qui petit à petit a dégradé notre image et notre crédibilité. Nous avons besoin de retrouver nos valeurs, nos fondamentaux, pour retrouver la confiance populaire qui nous manque tant et aussi pour nous retrouver.

Notre démarche est simple. Elle définira d’abord notre identité socialiste. Elle s’attachera à la construction d’un projet de gauche pour notre Pays. Elle le présentera à l’ensemble des partenaires comme une contribution à un projet de coalition. L’incarnation que réclame encore l’élection présidentielle dans la 5ième république ne sera que l’ultime étape d’un travail en commun.

D’abord savoir qui nous sommes et d’où nous venons. Se réapproprier le cœur du socialisme. Il s’agit, à partir de nos expériences passées, y compris dans l’exercice du pouvoir, de recentrer notre discours et nos propositions sur le social, l’institutionnel, la démocratie, l’environnement. Il s’agit ensuite de donner une autre perspective et une autre vision aux Français. Les crises qui se succèdent, qu’elles soient sanitaires, économiques, environnementales ou sociales méritent d’autres réponses que celle apportées aujourd’hui par une droite libérale et en pleine dérive autoritaire.

Ensuite construire un projet cohérent prenant en compte la situation actuelle du pays tant sur le plan sociétal que moral. Nous le ferons à partir de propositions claires, concrètes et finançables. La troisième étape sera de proposer à tous les partenaires intéressés par un projet de coalition de partager un avenir commun de gouvernement.

Nous avons pris acte de tous les mouvements sociaux, des Gilets jaunes aux personnels soignants en passant par les salariés du privé et les marches pour le climat. Nous avons pris acte de la demande de protection, de services publics efficaces, d’une vision claire sur l’écologie, d’une instruction publique émancipatrice et de sécurité.

La crise sanitaire nous oblige à revoir l’organisation de notre système de santé, de recherche, d’approvisionnement, La crise sociale nous oblige à revoir le rôle de l’Etat, des services publics, la crise écologique nous oblige à revoir nos moyens de production et de consommation, les « décarbonner » pour respecter la planète….la crise morale nous oblige à révolutionner l’école pour lui permettre de redevenir un chemin d’émancipation…..

Une nouvelle page s’ouvre. Elle doit aboutir à un projet de coalition unificateur qui devra permettre une candidature représentant l’ensemble de la gauche.

Ni effacement, ni soumission de qui que ce soit à qui que ce soit.

Ce que nous faisons et que nous proposons à tous, c’est un big bang des consciences de gauche, un nouveau CNR s’impose.

 

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Amazon : l’appel au boycott ne suffira pas !

Par Arthur Courty ; Charles Adrianssens ; Paul Montjotin


Désastre écologique et social, l’entreprise, qui ne paie pas ses impôts en France, doit être régulée par de nouvelles règles communes décidées par la puissance publique. Ces règles doivent prendre en compte la réalité de l’évolution de l’économie et de la société française, de plus en plus tournée vers le commerce en ligne. Un changement anthropologique majeur, qui peut être régulé pour être mis au service de la société réelle.

« Ne nous voilons pas la face sur Amazon et le commerce en ligne »

D’abord, ne nous voilons pas la face, si Amazon fonctionne si bien, c’est parce qu’il a une vraie utilité pour l’économie réelle et les Français. On peut le regretter, mais le commerce en ligne se développe à une vitesse vertigineuse. Comme l’a souligné le député François Ruffin récemment, ne nous limitons pas à mépriser les personnes qui ont recours à Amazon. Pour les consommateurs, c’est une alternative pour celles et ceux qui veulent limiter leurs propres déplacements et/ou qui n’ont pas accès aux centre-villes et/ou refusent d’aller dans un hyper-marché. Pour de mombreux commerces et industries, il permet aussi d’écouler les produits, tel un hyper-marché virtuel.

Et il faut bien reconnaitre que Amazon crée des emplois même s’il en détruit. Comme le rappelle le député LREM et ex secrétaire d’Etat au numérique Mounir Mahjoubi pour 1 emploi créé par Amazon il y en a 2 qui sont détruits. Pourtant Amazon donne aussi du travail, quoiqu’on en dise, à des gens qui n’ont que leurs bras pour travailler. Comment blâmer qu’un territoire sinistré par le chômage et les délocalisations accepte à bras ouverts d’accueillir Amazon avec les promesses d’embauche qui vont avec ? C’est le cas par exemple de Belfort, qui après la casse sociale General Electric s’apprête à accueillir un centre de tri destiné à accueillir des activités de plateformes du web comme Amazon. Ce n’est pas le cas partout bien sûr, comme le montre la manifestation de plusieurs milliers de personnes contre l’installation d’un entrepôt Amazon à Nantes le 28 novembre 2020. C’est donc par une régulation au cas par cas que les décisions doivent être prises.

« Les vrais scandales d’Amazon doivent être sévèrement punis : ne pas payer ses impôts en France et être une menace à long terme pour notre environnement »

Dans son rapport Le Monde selon Amazon n’est pas viable (2019), Attac a évalué qu’Amazon masque 57 % de son chiffre d’affaire pour faire de l’évasion fiscale. Cela lui donne aussi une position dominante qui menace notre économie à long terme. C’est aussi du coup un enjeu de civilisation pour protéger nos savoir-faire. En cette période de crise sanitaire plus que jamais, Amazon et les GAFAM doivent être mis à contribution. C’est le sens de la proposition de Boris Vallaud et de plusieurs députés de gauche de taxer de manière exceptionnelle les géants du e-commerce pour alimenter le fonds de solidarité. Dans son rapport Le Monde selon Amazon n’est pas viable (2019), Attac a aussi évalué qu’Amazon dégage autant de gazs à effet de serre qu’un pays européen comme le Portugal soit 55,8 millions de tonnes. Quand écologie, intérêt de la France et économie font bon ménage, il ne faut pas avoir la main qui tremple. Il faut prendre les mesures fortes qui s’imposent pour pénaliser le géant américain en rapport avec les gazs à effet de serre qu’il dégage et son évasion fiscale.

« La puissance publique doit faire en sorte qu’il soit possible de consommer en ligne en favorisant les petits producteurs, les commerçants locaux et les circuits courts »

Il est possible de consommer en ligne tout en favorisant les petits producteurs et commerçants. Pour cela des ponts doivent être crées, de nombreuses applications mobiles Françaises existent et de plus en plus de collectivités y ont recours. Par exemple la région Occitanie a mis en place une plateforme en ligne accessible par l’ensemble des producteurs, commerçants et habitants afin de favoriser la consommation locale. C’est donc la preuve qu’il y a déjà des solutions opérationnelles, efficaces qui respectent les données privés et permettent de consommer local soit en livraison soit en « click and collect ». Il faut maintenant les généraliser et y faire la promotion auprès des commerçants. Car si le citoyen a pris le virage du numérique, beaucoup de nos petits commerces sont toujours à la peine et le succès de telles plateformes se construit sur l’offre présente, Amazon c’est par exemple 120 000 000 de références.

Il faut donc marcher sur deux pieds, d’une part en combattant la concurrence déloyale d’une entreprise qui ne paye pas ses impôts et taxes en France et d’autre part en facilitant la transition numérique des commerces et producteurs locaux.

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