26 novembre 2019

#La cité de Dieu# Les misérables

par Ouarda Benlaala

Deux gamins, deux pays, la même violence : sociale. Plus de quinze ans sépare ces deux films et pourtant la violence des enfants de cités n’a pas changé.

« Les misérables » commencent comme un documentaire « d’enquête exclusive » sur le quotidien d’une équipe de policiers dans une des cités du 9-3, on sourit du bizutage d’un des flics par ses collègues à la rencontre des mecs qui tiennent la cité.

Un lionceau est volé à un cirque gitan et là tout bascule et rien ne nous est épargné : l’ennui de cette jeunesse qui a comme terrain de jeux la cité, un tir de flashball qui fait craquer la cité. Tout ce qui nous faisait sourire nous terrifie : la violence est partout, jusqu’à la scène finale.

Que notre président ait eu besoin de ce film pour se rendre compte de l’état de nos banlieues est encore plus inquiétant et plus violent que « les misérables », sa méconnaissance des territoires à 40 km du château est perturbante, les oubliés de la République sont nos enfants sacrifiés et si ce film nous fait ouvrir les yeux sur leur réalité alors il aura déjà fait beaucoup à vous monsieur le Président de faire ceux pour quoi vous êtes payé :

travailler pour tout le territoire et tous ces habitants et pas seulement vous offusquer lors d’une projection privée à l’Elysée.

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