Archives de catégorie : Ouarda Benlaala

Trump vocifère!

Par Ouarda Benlaala

Comme à son habitude, Trump vocifère. Hier c’était sur FOX NEWS. Il a beau perdre tout ses recours, il continue de hurler à la fraude.

Le 7 novembre tandis que Jeb BUSH et Mitt ROMNEY félicitent Biden, Marjorie Taylor GREENE, supporter de Q-ANON, demande à ce qu’on se mobilise pour TRUMP,

Le 8 NOVEMBRE George BUSH félicite BIDEN. Beaucoup de républicains préfèrent garder le silence ou féliciter Biden car le sénat est resté entre leurs mains, ils reconnaissent la régularité du vote.

Les chiffres de 2016 sont ceux de 2020 inversés :
306 TRUMP-232 CLINTON
306 BIDEN-232 TRUMP

Le nombre de votants a explosé par rapport à 2016 et cela a profité à BIDEN.

Le vote des ouvriers a été déterminant dans l’élection. Ils avaient voté TRUMP en 2016 et comme rien n’a changé pour eux en quatre ans, les emplois industriels n’ont cessé de s’écrouler ils ont choisi BIDEN, qui les connaît mieux. La Pennsylvanie, état clef, est un état blanc et ouvrier, d’où est originaire Biden, qui avait voté TRUMP en 2016, il est retourné vers l’enfant du pays.

Si nous devons retenir une leçon de ses élections, c’est de ne pas oublier, nos ouvriers, notre classe moyenne, ceux qui n’ont plus confiance au politique, les abandonnés du système ceux qui restent sur le carreau, crise après crise, promesse après promesse, président après président.

Les entendre, les écouter, travailler pour améliorer leur quotidien redonnera des couleurs à la gauche et permettra d’éviter cet affrontement que personne ne veut et créer artificiellement : MACRON- LE PEN.

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« Culture à l’abandon !!»

Par Gaël Brustier & Ouarda Benlaala

Le monde du spectacle vivant est heurté de plein fouet. Au contraire de certains de nos voisins, le théâtre comme la danse – a fortiori les arts de la rue – se sont développés selon un mode plus fragmenté et misant sur l’efflorescence d’initiatives et d’inventivité là où, par exemple et si talentueuses soient elles, le développement est passé par de plus grosses structures, parfois plus protectrices en apparences mais initiant aussi une forme de désintérêt pour les « petits ».

Cette crise sanitaire met en grand danger cette économie du spectacle. Avec la mise entre parenthèse d’Avignon, c’est la mise en danger de très nombreuses compagnies qui est en jeu. Le In et le Off vivant en symbiose, c’est un écosystème qui est en péril.

Du point de vue de la rémunération des intermittents qui font vivre le spectacle vivant c’est une catastrophe imminente (quid de leurs « heures » non effectuées malgré eux ?), pis c’est l’existence même de centaines de compagnies est en jeu.

Le modeste plan du gouvernement cache mal le désintérêt chronique de nos gouvernants pour le spectacle vivant. La solution rapide va certainement se trouver, aux yeux de quelques uns, dans une concentration capitalistique accrue des salles non publiques. Pour les structures publiques, le désengagement constant des collectivités locales depuis quelques années, ne fera qu’accroitre la vulnérabilité à la privatisation. Effet d’aubaine pour quelques uns, catastrophe pour la culture.

Le monde de la culture cinématographique est lui aussi désespéré. En tant qu’agent je le vis, les comédiens, les auteurs, les réalisateurs, les producteurs, tous les gens du cinéma sont aux abois.

Nous n avons aucune mesure concrète pour nous sauver, nous sommes un régime particulier et donc ne rentrons dans aucune case d aide au gouvernement. Toute l industrie du spectacle a essayé avec les moyens du bord de survivre mais sans aide substantielle nous allons mourir.

Ce cri du cœur, cette lettre, adressé au président de la république est notre dernière chance de ne pas voir notre culture sombrer , il doit être entendu c est pour cela monsieur le ministre et monsieur le président que je conclurai avec jean Jacques Rousseau :

« Les esprits sans culture et sans lumières qui ne connaissent d’autres objets de leur estime que le crédit, la puissance et l’argent, sont bien éloignés de soupçonner même qu’on doive quelque égard aux talents, et qu’il y ait du déshonneur à les outrager »

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Les héros et les salauds

Par Ouarda Benlaala


Les héros ont des noms et ils sont des gens du quotidien que l’on croise tous les jours dans le métro sans les connaître :

Mon amie Sophie, réanimatrice à l’hôpital qui tous les jours, sans masque, sauve des vies au péril de la sienne, Samir le livreur de chez Casino, aujourd’hui en réanimation pour avoir fait son travail, Bernard, le médecin de famille qui travaille 12 heures par jour depuis le début de l’épidémie, aujourd’hui arrêté pour coronavirus, l’infirmière, l’éboueur, le facteur et tous ces gens sans qui la France, serait un pays à l’arrêt.

Ils demandaient tous à être entendus, écoutés, respectés de grève en grève et toujours la même réponse : « pas d’argent magique » et maintenant on se souvient d’eux, on leur demande encore des efforts, des sacrifices, ils risquent leur vie pour que la notre continue : nous n’oublierons pas.

Pour les salauds j’avais une liste longue comme le bras des salauds qui empoisonnent le quotidien durant cette crise sanitaire, puis j’ai regardé l’interview de Darmanin et là je me suis dit que j’en tenais un bon.

Sans sourciller, alors que l’on tire sur l’hôpital depuis des années et que Macron a mis le dernier clou au cercueil, le ministre nous propose de faire un don, une cagnotte leetchee pour sauver l’hôpital, mais quelle grande idée, quand on sait que la France est à l’arrêt que la majorité des français qui se serrait déjà pas mal la ceinture, va devoir carrément y ajouter un cran : ils comptent sur nous encore.

Je m’attendais, vu qu’on est en guerre, à un effort national, genre on remet l’ISF, c’était le moment de nous prouver que la richesse des gens d’en haut allait ruisseler sur l’hôpital.

Encore une fois on humilie les héros du quotidien, et cette fois ils n’oublieront pas.

 

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Etats Unis : Primaires démocrate -2

Par Ouarda Benlalaa

Une étape vient d’être franchie dans les primaires démocrates : Pete BUTIGIEG vient d’abandonner, plaçant Bernie SANDERS, en tête. Le sénateur du vermont est désormais talonné par Joe BIDEN, l’ex vice président d ‘Obama.

Lors de son meeting à Los Angeles, le 1er mars, la pression est montée d’un cran. Ses partisans ont peur de revivre le cauchemar se 2016 qui a vu Hilary gagner les primaires et leur candidat éliminé par le parti car trop à gauche, avec comme résultat la victoire de TRUMP.

Bernie à cette époque était derrière. Là il est clairement en tête et les attaques pour le faire passer pour un communiste, insulte suprême aux Etats Unis, ne tiennent pas la route. Sanders s’inscrit comme le successeur de Roosevelt et il le revendique quand il explique ce qu’il appelle le socialisme démocratique : il souhaite redonner de la dignité aux Américains avec un salaire décent, une sécurité sociale, une éducation de qualité, un logement abordable et une retraite garantie.

Depuis 2016, la vision du socialisme a changé en Amérique. Les jeunes, les latinos, la classe moyenne et les afro- américains de moins de 29 ans ont voté massivement pour lui, ce qu’ils n’avaient pas fait quatre auparavant. Le soutien des latinos, surtout, devrait être capitale pour les Etats du Texas, de Californie et du Colorado. Sanders n’a pas hésité à aller à leur rencontre et à ouvrir des bureaux de vote dans la communauté latino.

Il est extrêmement populaire chez les jeunes, à qui il promet de supprimer les exorbitants frais d’entrée à l’université et la santé pour tous, des thèmes qui fédèrent chez les millénium, il a su utiliser les réseaux sociaux pour leur parler avec des thèmes essentiels pour leur avenir.

Bernie a tout pour séduire l’Etat le plus important des Etats unis, la Californie : l’écologie et les inégalités sont au cœur de son programme, thèmes majeurs chez les habitants de la golden coast. Le suspens s’arrête demain avec le super Tuesday :

on saura alors qui des électeurs ou de l’establishment démocrate aura eu le dernier mot.

 

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#La cité de Dieu# Les misérables

par Ouarda Benlaala

Deux gamins, deux pays, la même violence : sociale. Plus de quinze ans sépare ces deux films et pourtant la violence des enfants de cités n’a pas changé.

« Les misérables » commencent comme un documentaire « d’enquête exclusive » sur le quotidien d’une équipe de policiers dans une des cités du 9-3, on sourit du bizutage d’un des flics par ses collègues à la rencontre des mecs qui tiennent la cité.

Un lionceau est volé à un cirque gitan et là tout bascule et rien ne nous est épargné : l’ennui de cette jeunesse qui a comme terrain de jeux la cité, un tir de flashball qui fait craquer la cité. Tout ce qui nous faisait sourire nous terrifie : la violence est partout, jusqu’à la scène finale.

Que notre président ait eu besoin de ce film pour se rendre compte de l’état de nos banlieues est encore plus inquiétant et plus violent que « les misérables », sa méconnaissance des territoires à 40 km du château est perturbante, les oubliés de la République sont nos enfants sacrifiés et si ce film nous fait ouvrir les yeux sur leur réalité alors il aura déjà fait beaucoup à vous monsieur le Président de faire ceux pour quoi vous êtes payé :

travailler pour tout le territoire et tous ces habitants et pas seulement vous offusquer lors d’une projection privée à l’Elysée.

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La directive révisée sur les services de médias audiovisuels est-elle à même de nous réjouir ?

Par Ouarda Benlaala

Réjouissons-nous ! Le 26 avril 2018, un accord politique européen a enfin été trouvé.

La Commission Européenne s’en félicite et annonce une « avancée majeure dans les négociations de l’UE pour des règles modernes et plus équitables »[1]pour les services de médias audiovisuels. Lors des deux rassemblements principaux du cinéma et de l’audiovisuel de ce printemps, le Festival Séries Mania qui s’est tenu à Lille il y a quelques jours, et le Festival de Cannes dont l’édition vient de s’achever, les politiques, au premier rang desquels la Ministre de la Culture Françoise Nyssen, n’ont cessé de rappeler les mesures phares de cet accord : une obligation de financement des œuvres par les plateformes telles que Netflix et Amazon, et un quota de présentation minimum de 30% d’œuvres européennes[2]. Ça y est, l’Europe s’attaque aux GAFAN (Google, Apple, Facebook, Amazon, Netflix).

Les GAFAN passionnent. Comme toutes les passions, elles attisent des sentiments volatiles. Prenons Microsoft. De temps en temps intégrée aux GAFAM (M pour Microsoft), la société à l’origine de Windows est de plus en plus oubliée par l’acronyme qui préfère la remplacer par Netflix, plateforme mondiale qui touche quotidiennement ses « membres », comme aime les définir son fondateur Reed Hastings. Il y a encore moins de 10 ans, Microsoft était regardé, à juste titre, avec méfiance, accusé de pouvoir abuser de sa position dominante à chaque instant. Google, au contraire, était une joyeuse start-up qui avait, certes, bien grossie, mais qui était aimée de tous, Barack Obama en tête. La menace venait de Bill Gates alors qu’Eric Schmidt faisait rêver. Que de retournements depuis !

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