Archives par étiquette : Lettre n°76

TOUT RECONSTRUIRE – Edito Lettre n°76

Par Julien Dray 


Ce serait drôle si cela n’était pas si grave. Car, la situation est grave. La France vit en effet un épisode pandémique terrible qui touche nombre de nos compatriotes, en a amenés certains en soins intensifs et qui, hélas, a déjà endeuillé nombre de familles.

Si la crise sanitaire que nous traversons inquiète légitimement les Français. Ils le sont peut-être d’autant plus que chacun sent les parfums mêlés du technocratisme le plus exacerbé au sommet de l’Etat et du bricolage le plus évident dans le choix des solutions fait heure après heure. Ce cocktail explosif est le sceau d’une faillite, celle d’un Etat, l’Etat français, rongé par le manque de vision, le jeu des coteries et celui des petits chefs.

Chaque jour est une pochette surprise d’où surgit une information chaque fois plus incroyable. Sur l’absence de tests, de masques (pourtant en vente sur… internet !) dont le stock se serait chiffré au début du quinquennat à 750 millions, sur leur mauvaise distribution (le choix de Geodis en lieu et place des distributeurs habituels ne peut qu’intriguer). Les hésitations, bafouillages, contradictions ne font que renforcer la désagréable impression d’une mauvaise administration du pays et ce depuis longtemps, bien avant l’arrivée du pouvoir macroniste.

Evidemment les complotistes se déchainent et une fois de plus ils se trompent. Un complot ? Non, une incurie, idiots !

L’absence, depuis trente ans, d’une véritable politique industrielle est également en cause. L’entreprise fabriquant les bouteilles d’oxygène nécessaires aux soins des patient les plus sérieusement atteints (LUXFER, située à Clermont-Ferrand) a été fermée sur décision de son actionnaire britannique. Quant à la seule usine (FAMAR, dans la région lyonnaise) fabriquant de la Nivaquine est en redressement judiciaire. Elle vient, il faut le dire, d’être revendue par son actionnaire américain. Comment a-t-on pu, au fil des années laisser péricliter autant d’entreprises, de sites de production ?

Chemin faisant dans ce barnum gouvernemental, nous croisons tantôt le mépris de classe, tantôt le mépris de caste.

Le Premier Ministre se perd dans ses considérations sur les promenades des enfants qui doivent s’effectuer « seul » comme sur la question des marchés sans que l’on comprenne, in fine, lesquels doivent rester ouverts. La confusion est extrême et d’abord dans la tête du Premier Ministre.

Le Secrétaire d’Etat à l’Intérieur déleste les « quartiers sensibles » de toute forme d’obligation quant au respect du confinement, accréditant l’idée selon laquelle l’Etat a abdiqué dans une partie du pays.

La Ministre du Travail exempte de tout confinement : employés du bâtiment, caissières et un grand nombre de salariés parmi les moins favorisés. L’inégalité sanitaire est ainsi confirmée.

La porte-parole du gouvernement, après avoir relativisé le port du masque, s’en est pris aux enseignants qui, pourtant, tentent de maintenir le lien avec leurs classes par le biais d’internet.

Sans doctrine claire et fixe, le gouvernement s’en remet à une forme d’empirisme dangereux, dont les conséquences ne sauraient se faire attendre. En outre, et chaque jour le prouve, sans puissance, c’est le langage guerrier qui s’impose.

La défaillance de l’Etat est là.

On constate aussi, hélas des formes d’égoïsme et de repli sur soi, mais beaucoup plus souvent l’invention de nouvelles formes de solidarité qui démontrent que bientôt, c’est à partir d’elles qu’il faudra tout reconstruire.

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Bas les masques !

Par Edmond Thanel

Il y a ceux qui nous manquent tant pour l’ensemble de ceux que l’on expose de fait et il y a ceux qu’on met pour se cacher de la vérité.

Alors que l’on envoie au feu de cette guerre pandémique les soldats sans arme du service public, On n’a pas de mots assez forts pour décrire leur dévouement. On ajoute aux faux semblants et aux mensonges le discours d’un état major en faillite.

Il y a encore un mois, personne n’y croyait. Qui avait alors le niveau d’information suffisant pour appréhender la crise sanitaire qui se profilait ? Personne sans doute. Et pourtant !

Si le rôle du service public est de protéger, de faire le lien, de sécuriser, de soigner, d’ouvrir à l’égalité… Il ne peut le tenir que si on lui en donne les moyens ! Le service public ne prend pas de décisions. Il applique au mieux celles qui sont prises par celles et ceux que l’on a choisi pour nous représenter. Et, lorsqu’il n’est plus en capacité de le faire, il le dit. Il fait remonter l’état des lieux. Il témoigne de la réalité du terrain. Il prévient. Il ne peut pas anticiper, juste alerter. Et il l’a fait !

Concernant la crise sanitaire que l’on connaît, on ne peut pas dire qu’on ne connaissait pas l’état des lieux. Un état des lieux qui n’a fait que s’empirer les dernières années.

Les soignants ; infirmières, personnels hospitaliers, médecins ont joué leur rôle avec l’engagement qu’on leur connaît, avec dévouement, abnégation jusqu’à l’épuisement.

Cet épuisement a précédé la crise. Ils ont joué leur rôle y compris pour faire remonter tous les manques, pour témoigner des dérives, pour dénoncer la financiarisation inique du système de santé, les abandons quantitatifs et qualitatifs.

Monsieur Macron ! Vous êtes resté sourd à leur colère, à leur désarroi. Vous leur avez opposé des critères économiques lorsqu’ils parlaient de santé publique. Vous leur avez envoyé, comble de l’histoire, d’autre membres des services de l’état pour les dissuader de leur combat d’intérêt général, dans la rue.

Comment, dans ces conditions, peut-on affirmer que la France était prête à maîtriser une attaque pandémique ? Comment peut-on affirmer que vous aviez anticipé une situation qui, s’empirant chaque jour, nous montre l’exact contraire ?

Comment peut-on se gargariser de mots quand aucune décision de réquisition n’est prise pour enfin permettre à nos soldats du feu sanitaire, de travailler dans des conditions honorables ? Manqueriez-vous à ce point d’honneur ?

Nous avons, en France le moyens financiers, logistiques, politiques pour décider d’actions immédiates. Vous ne le faites toujours pas. Toujours pas de masques. Toujours pas de tests massif de dépistage. Toujours pas de stratégie de confinement autre que la culpabilisation, la répression, l’accroissement des inégalités, multiples. Toujours pas d’autres perspectives que de réduire les libertés publiques ?

L’anticipation ! c’est le rôle du pouvoir. A défaut, dans l’urgence, c’est l’action qui prévaut, pas les mots. Hors, votre action va bien moins vite que le TGV de la communication roulant vers Mulhouse !

Bas les masques ! ne faites plus semblant. Les soignants, sans masque, meurent comme les patients qu’ils voudraient sauver. C’est insoutenable !

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Covid19 : Inégalité sanitaire

Par Gaël Brustier


La crise sanitaire du COVID-19 menace tout le monde mais d’abord les plus fragiles.

Les personnes âgées sont particulièrement exposées, on le sait. Elles sont aussi, de facto, souvent coupées de leur famille, de leurs proches, par les strictes règles du confinement, notamment dans les EPHAD.

D’autres publics sont également en grand danger. Les SDF, fragilisés par des mois ou des années de rue sont des sujets risquant particulièrement leur vie dans cette épreuve. Il suffit d’observer les scènes de misère et de détresse au coin de nos rues pour comprendre que jusqu’à cette crise sanitaire globale et malgré les promesses faites à chaque campagne électorale, les SDF ne sont pas la priorité politique.

Autres personnes exposées, voire surexposées au COVID-19, les toxicomanes. Les Parisiens assistent avec horreur au développement de la « Colline du Crack », ce lieu de campement et de deal du crack situé Porte de la Chapelle. Particulièrement désocialisante, en croissance exponentielle, cette drogue accélère le déclin immunitaire et physique de ses victimes. D’autres toxiques sont hélas à l’œuvre et exposent une Le non règlement de cette question sur le long terme risque de créer une crise sanitaire dans la crise sanitaire.

Enfin, la situation des structures hospitalières psychiatriques, dégradée par des années de négligence de l’Etat est des plus graves : lits de facto basculés au service de la lutte contre l’épidémie et fermeture temporaire des structures de proximité restantes contribuent à rompre le lien thérapeutique, à interrompre suivi et traitement de cas qui nécessitent parfois pourtant soins et attentions. Les contrecoups de l’épidémie risquent hélas, dans ce secteur, d’être des plus rudes.

La crise sanitaire que nous vivons rend plus dramatique encore des situations marquées par le sceau de la précarité et de la misère. Il est temps de repenser l’action de la puissance publique en la matière et l’idée que la société se fait de ces sujets.

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Etats généraux post-confinement ?

Par Arthur Courty ; Charles Adrianssens ; Paul Montjotin


Chaque pays disposant de capacités productives « stratégiques » en ces temps de crise (masques, réactif pour dépistage et bientôt vaccins) a décidé de bloquer les exportations de ces produits y compris entre voisins « amis » européens.

L’Allemagne a par exemple suspendu toute exportation de réactifs et masques pour les réserver à sa demande intérieure, ce qui lui permet de mettre en place une politique de dépistage massif avec pour principale conséquence une meilleure gestion de la crise sanitaire qu’en France.

Le secteur industriel français, essentiel pour protéger nos vies et notre santé, est dépassé. Ni nos grandes entreprises mobilisées, ni nos PME, malgré leurs efforts, ne sont en capacité de répondre à l’urgence en matière de masques et divers matériels médicaux.

Cette situation démontre que le mal industriel français est bien plus profond qu’on ne le croit. La désindustrialisation ne touche pas que les secteurs réputés à « faible valeur ajoutée » tels que l’acier ou encore le textile mais bien tous les secteurs de l’économie y compris ceux à la pointe censés être préservés des délocalisations comme l’industrie chimique et pharmaceutique. .

Au même titre qu’un service public non- rentable mais pourtant utile est maintenu, un secteur industriel stratégique même non- rentable doit rester sous le giron de la nation parce qu’en cas de crise, le coût de ce dernier sera largement amorti par l’utilité sociale qu’il apporte.

Le chantier de reconstruction de notre économie doit aussi se conjuguer à la prise en compte des défis écologiques qui s’imposent à elle. Nous en avons ici l’opportunité comme jamais auparavant.

Cette réflexion, étendue à l’ensemble des secteurs de l’économie y compris ceux qu’on croyait faiblement impactées par la mondialisation dérégulée, doit être mise en place par le moyen d’états généraux de la souveraineté économique et écologique dès le lendemain de la levée du confinement.

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– International – L’hécatombe sans précédent à venir dans les pays pauvres

Par Cécile Soubelet


Le Covid-19 est une affaire mondiale qui a déjà tué plus de 20 000 personnes d’après l’OMS, et sa progression est exponentielle.

Face à cela, ce sont désormais plus de 2,6 milliards d’habitants qui sont contraints de rester chez eux pour tenter d’endiguer la pandémie, soit plus d’un tiers de la population mondiale. Et ce n’est qu’un début.

Mardi, le Cameroun et le Niger ont annoncé les premiers décès, alors que la Libye, le Laos, le Belize, la Grenade, le Mali et la Dominique ont constaté des premiers cas.

Or, quand on voit le désordre dans l’anticipation et la gestion sanitaire de la pandémie dans notre pays, que redouter pour les pays les plus vulnérables où la malnutrition, le manque d’accès à l’eau ou bien la maladie (choléra, dengue, rougeole, méningite…) fragilisent déjà les populations ? Le pire.

L’ONU vient de lancer un « Plan de réponse humanitaire mondial » s’étendant jusqu’à décembre, assorti d’un appel à des dons à hauteur de 2 milliards de dollars. En parallèle, dans une tribune publiée dans Le Monde [1] Mark Lowcock, Secrétaire général adjoint de l’ONU pour les affaires humanitaires et Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS, exhortent les pays à aider au financement de ce plan, tout en maintenant celui des plans de réponse humanitaire et pour les réfugiés qui existent déjà.

Cela amène deux réflexions. La première, c’est de savoir si véritablement les pays riches voudront ou pourront contribuer à ce plan à hauteur des 2 milliards de dollars demandés.

Alors même que ces pays tentent, avec difficulté, de gérer les éléments sanitaires de première nécessité (des lits disponibles, des masques et des gants pour les soignants, prodiguer des soins pour tous) et s’inquiètent du maintien et de la relance de leurs économies.

Alors même que les pays européens ne sont même pas capables de faire front commun, à l’instar de l’Italie qui reçoit de l’aide de la Chine, de la Russie et de Cuba et non de ses pays voisins.

La deuxième porte sur la viabilité du plan de l’ONU en lui-même. Celui-ci n’aura de sens que s’il comporte des objectifs précis, mesurables, pour ne pas rester une bonne intention. Mais surtout on comprend rapidement que ce plan ne sera que curatif : envoyer des soignants et des matériels, installer des stations de lavage de mains, organiser des ponts aériens… mais, là encore, comme partout dans le monde, cela veut dire qu’aucune anticipation de la pandémie n’est établie. Comment croire que des pays où, dans des villages ou des bidonvilles, l’accès à l’eau (même non potable) est une difficulté quotidienne, le lavage des mains plusieurs fois par jour devienne un réflexe ? Comment imaginer que des familles, souvent multigénérationnelles, mettent en place une distanciation sociale alors que la communauté est la base de l’organisation sociale ? Comment imaginer que des médecins pourront correctement soigner dans des pays où les hôpitaux ont déjà peu de lits, ou sont déjà sur des territoires en conflit ?

On comprend rapidement que la pandémie va être un véritable fléau et qu’à l’image de notre pays, la réaction arrivera bien souvent trop tard. On comprend également qu’à la crise sanitaire s’ajoutera une crise économique dans ces pays qui, dépendants des pays industrialisés, sombreront dans une précarité totale. Au final, cette crise sanitaire sans précédent ne fera qu’exacerber la fracture mondiale entre les pays riches et les pays pauvres.

Il faut donc impérativement que l’ONU déploie son plan dès que possible dans les pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud au plus vite, en y intégrant des campagnes de prévention massives. Il faut également interpeler les pays du G20 en priorité pour qu’ils dégagent des financements extraordinaires pour aider ces pays. La solidarité doit être immédiate, internationale et d’envergure pour éviter des ravages incommensurables.

[1] https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/03/25/ne-pas-aider-les-pays-les-plus-pauvres-a-combattre-le-covid-19-serait-cruel-et-imprudent_6034313_3232.html

 

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Bombe à retardement

Par Jacky Benazerah


La pandémie de coronavirus qui frappe actuellement fortement l’ensemble des Etats européens a bouleversé la vie de nombreux français, suite aux mesures sanitaires prises par le gouvernement français, notamment celle de confinement annoncée le 16 mars 2020 par le président de la République.

Ledit confinement, ainsi que les gestes barrières qui doivent être adoptés pour éviter la propagation de ce virus apparaissent difficilement applicables, voire illusoires dans les prisons françaises.

I- La situation des prisons françaises face au covid-19

D’après les données fournies par le Ministère de la Justice, au 1er janvier 2020, le nombre de détenus en France s’élevait à 70.651 personnes, alors que le nombre de places opérationnelles était de 61.080. La densité carcérale globale représentait donc plus de 115% de ses capacités.

Ainsi, le 30 janvier 2020, la Cour européenne des droits de l’Homme a condamné la France pour violation de l’article 3 de la convention européenne des droits de l’Homme (qui s’oppose notamment aux traitements dégradants) du fait des mauvaises conditions de détention et de la surpopulation carcérale.

C’est dans ce contexte que l’épidémie de coronavirus a commencé à se répandre dans le monde, et notamment en France.

Du fait de la promiscuité dans les cellules et du manque d’hygiène dû au fonctionnement logistique des prisons, les gestes barrières et les mesures nécessaires qui doivent être prises pour éviter la contagion des détenus, mais aussi du personnel ne peuvent être mis en œuvre. A titre d’exemple, à l’exception des prisons récemment rénovées qui bénéficient de douches dans les cellules, les douches peuvent être prises dans certaines prisons que trois fois par semaine.

Dès le 17 mars 2020, le gouvernement a décidé de suspendre les parloirs famille afin d’éviter tout risque de contamination par des personnes extérieures. Cette mesure ne pourra pas permettre d’éviter les contaminations, puisque les personnels pénitentiaires et médicaux ou même les avocats peuvent être eux-mêmes porteurs du virus. En outre, les détenus, récemment incarcérés ont également pu être contaminés avant leur incarcération. L’arrêt des parloirs a en revanche eu des conséquences délétères, comme en Italie où des mutineries avaient eu lieu, les détenus étant coupés de leurs attaches familiales pour une durée indéterminée. Des mesures, comme la mise à disposition d’un crédit de téléphone par détenu, devraient être mises en place pour tenter de maintenir les liens familiaux.

De plus, à compter du 19 mars 2020, il a été interdit aux familles de déposer des sacs de linge aux personnes incarcérées, ce qui pourrait avoir des conséquences sur l’hygiène des détenus. L’administration pénitentiaire affirmait mettre en place un « dispositif de lavage gratuit », sans précision de date quant à son effectivité pour toutes les personnes incarcérées.

Par ailleurs, avant même la pandémie de coronavirus, le suivi médical des détenus dans les prisons n’était pas efficace en raison, d’une part, de la surpopulation carcérale et, d’autre part, du manque de moyens tant humains que financiers. Pourtant de nombreux détenus souffrent de pathologies, physiques mais aussi psychiatriques, qui nécessitent un suivi médical régulier.

Il est matériellement impossible que l’ensemble des détenus présentant des symptômes du covid-19 puissent être isolés en raison de la surpopulation carcérale et du manque de moyens dénoncés depuis de nombreuses années par les associations dédiées ou syndicats des personnels pénitentiaires.

Dans ces conditions, le nombre de contaminations, tant des détenus que du personnel intervenant en détention, ne pourra que s’accroitre.

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