Archives par étiquette : Climat

L’Australie brule, et notre planète aussi

Par Cécile Soubelet


A ce jour, c’est l’équivalent de 2 fois la Belgique qui est parti en fumée. En quatre mois, ce sont 5,4 millions d’hectares qui sont partis en fumée, 1 300 habitations et les fumées toxiques deviennent tellement importantes qu’elles commencent à toucher la Nouvelle-Zélande. Et aucune amélioration de la situation ne semble probable. Le réchauffement climatique est plus que jamais une réalité que ni l’Australie ni la communauté internationale ne peut ignorer : notre planète est en danger.

Une catastrophe due au réchauffement climatique

2 ans de sécheresse prolongée et grave, un manque sévère de précipitations, des vents forts qui soufflent à travers le territoire, et des températures caniculaires (plus de 40°) alors que la période chaude n’est pas encore à son paroxysme… ce sont tous les ingrédients explosifs pour contribuer à la propagation des flammes qui ravagent l’Australie depuis le mois de septembre.

Ces facteurs sont également les alertes lancées depuis plusieurs années par les scientifiques internationaux sur l’état de notre planète. Le réchauffement climatique va entrainer des hausses des températures et avec des sols de plus en plus arides, devenant inexploitables, ce sont les hommes, la faune, la flore, tous les éléments de vie qui devront disparaitre.

C’est exactement ce qui se passe en Australie avec l’exode de milliers d’habitants (entrainant pénurie d’essence et de nourriture), la disparition de 480 millions de mammifères, oiseaux, reptiles brûlés ou asphyxiés, la suppression de plus de 20% de la population de koalas, et la dévastation de millions d’eucalyptus, acacias, arbres à thé… les scientifiques annoncent déjà qu’il faudra plus de 40 ans pour une repousse des arbres et une repopulation animale sur les terres brûlées.

Un Premier Ministre climato-sceptique : le paradoxe australien

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Echec préoccupant COP 25

Par Vautrin

Pour reprendre l’heureuse formule d’un journaliste la conférence de Madrid (la COP 25 pourrait bien rester dans l’histoire comme « le Munich » du combat contre le réchauffement de la planète).

Pour rester dans l’histoire, mais celle du socialisme français cette fois, ce pourrait aussi être le congrès de Rennes du changement climatique. Faute d’un texte suffisamment sérieux et consensuel les organisateurs ont retardé de plusieurs heures la fin de la conférence. On se souvient qu’à Rennes pour les mêmes raisons le congrès n’avait pu s’achever à 13heures le dimanche, heure habituelle.

Après Munich il y eut la guerre. Après Rennes la terrible défaite de 1993.

Après l’accord de Paris (la COP 21) les principes et les objectifs étaient tous tracés. Il reste aux COP successives à affiner, à mettre en œuvre et à évaluer les résultats. Pour mémoire à Rio au sommet de la terre, qui déboucha sur la signature de la convention cadre sur le changement climatique, dont les parties signataires se réunissent périodiquement dans ces fameuses COP (conférence des parties) 195 États reconnaissaient l’existence et s’engageaient à lutter contre le changement climatique d’origine humaine. Cinq ans plus tard à Kyoto, les pays industrialisés s’engageaient à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5%.

Et l’accord de Paris négocié sous l’égide de la France (François Hollande et Laurent Fabius) en 2015, un nouvel accord des parties intervient qui fixe à 2 voire à 1,5 ° Celsius le réchauffement maximum pour la fin du siècle. Mais il s’agissait aussi et peut être surtout d’un accord multipliant les engagements des différentes parties, doté de règles de contrôle et d’un instrument financier au profit des pays en développement. Au-delà de l’implication de la France et de l’Union, une des clefs du succès avait aussi été l’implication des USA et de la Chine.

4 ans après, tout le monde s’accorde sur le fait que les maîtres mots du sommet ont été passivité, absence de lignes structurantes et combats d’arrière-garde des plus grands pollueurs, la Chine et les USA ayant clairement changé de camp. Le Brésil et l’Australie n’ont pas été en reste.

Seule parmi les grandes puissances, l’Union est restée sur la ligne de l’accord de Paris notamment en adoptant le « Green New Deal » qui vise la neutralité carbone de tous ses Etats membres en 2050. On comprend seulement que l’implication du plus haut niveau a été faible.

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« Qu’ils aillent manifester en Pologne ! » ou comment l’acte 2 est une mauvaise réécriture du 1e

Par Daniel Goldberg

Dans toute bonne pièce de théâtre, l’acte 2 doit permettre à l’action de se développer, aux personnages de s’approfondir et à l’intrigue d’explorer de nouveaux contours. Au lieu de cela, malgré un certain ripolinage fait d’écoute de façade, le pouvoir se raidit à nouveau, dans la seule optique d’appliquer un programme qui ne supporte aucune contestation, ni même évaluation contradictoire.

Et, pour tout dire, ce « Qu’ils aillent manifester en Pologne ! » ressemble furieusement au « Qu’ils mangent de la brioche » de notre histoire.

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