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Cocotte minute ! – Edito Lettre n°100

Par Julien Dray 


On doit le dire et le répéter : la situation sanitaire et sociale de notre pays impose des choix difficiles pour aujourd’hui et pour demain mais pas n’importe lesquels ! Cette crise inédite, mondiale, est un défi pour tout pouvoir en place. Et c’est aux conséquences sur la vie de chacun que l’on peut mesurer le taux d’adhésion collectif.

On le constate partout en France, la colère est maintenant aussi forte que la peur. Nous nous étions soumis à la première vague bon an mal an. Malgré nos doutes quant à la sincérité des informations, malgré nos doutes sur les mesures annoncées, nous avions accepté une restriction, que nous croyions provisoire, de nos libertés. Nous imaginions alors un début et une fin et cette fin nous faisait tenir. On le croyait !

L’Etat, notre modèle social, les personnels soignants, les métiers autrefois dit « sans importance » …tout ça allait nous permettre de passer ce mauvais moment.

Et puis les chiffres tombent et s’accumulent. Tant sur le plan sanitaire que sur le plan social, cette pandémie a fait bien plus de victimes que les trop nombreux malades dont le nombre augmente chaque soir au 20 heure. Cette pandémie a fait surtout des vainqueurs et des vaincus : les actionnaires des multinationales de l’économie numérisée d’un coté et le reste de la population de l’autre. Cette pandémie a révélé l’étendue des ravages sur nos services publics.

Augmentation de la pauvreté, de la précarité, du chômage. Détérioration significative du moral des Français. On ne voit plus la fin. Lorsque que l’on compare la situation dégradée d’une population toute entière avec les indécents profits de quelques uns, on comprend que cela peut devenir explosif.

C’est à une gestion chaotique, où l’on nous dit tout et son contraire, que l’on est confronté. C’est une gestion anxiogène, un management par la peur, la culpabilisation, l’infantilisation que nous subissons : la tentation d’un pouvoir de plus en plus autoritaire.

Ce sont des restrictions inédites, dont notre pays est un champion de la surenchère, que nous sommes obligés d’accepter. Aucun autre pays n’adhère au concept de l’auto-attestation dérogatoire, à la prune de 135 euros jusqu’à la prison si on oublie l’indispensable sésame. Aucun autre pays n’a mis en place un confinement aussi draconien. Aucun autre pays n’a séparé le commerce essentiel de celui qui ne le serait pas.

Aucun autre pays n’a profité à ce point d’une situation de crise pour s’en prendre aussi gravement aux libertés publiques. Aucun ! Et pour quel résultat ?

Nous devons l’affirmer, le dire, le répéter : ça suffit ! il n’y a pas de fatalité ! Une autre politique est non seulement possible mais nécessaire, indispensable…. Vitale ??

On ne veut plus dépendre exclusivement des décisions parfois stupides d’un soit disant comité de défense qui n’est soumis à aucun contrôle démocratique ! On veut moins une fin que le début d’autre chose.

Les français n’en peuvent plus et nous devons leur répondre autrement que par la restriction, le renforcement des contrôles, la culpabilisation, autrement qu’avec cette idéologie qui s’installe, qui voudrait démontrer que les seules solutions seraient désormais des solutions autoritaires, parce qu’on ne pourrait pas faire confiance au « peuple » parce que la démocratie rimerait soit disant avec « impuissance » et parce que chacun devrait apprendre à se méfier de son voisin, des nouveaux ennemis de l’intérieur.

La pente glissante dans laquelle la société Française glisserait alors emporterait même ceux qui aujourd’hui pensent qu’il ne s’agirait que d’un mal nécessaire. Au jeu de la solution autoritaire, il y a toujours plus autoritaire que soi. Et des forces obscures dans la société française se mettent à nouveau à rêver de ce type de solutions.

Pour s’opposer à cela il est urgent d’affirmer qu’une autre politique est possible. La démocratie n’est pas un luxe mais un impératif pour remobiliser le pays. Il faut opposer un nouveau programme de transition économique et social imprégné de justice.

C’est la page d’un libéralisme, destructeur de lien, qu’il faut tourner. Et il faut la tourner rapidement avant que soient inscrites dans la table des lois cette dérive sécuritaire à laquelle nous pourrions assistés impuissants !

La cocotte boue et nous sommes assis sur le couvercle ! il est temps de se lever !

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« Prenons au sérieux les conséquences psychosociales de la crise sanitaire »

Par Arthur Courty ; Charles Adrianssens ; Paul Montjotin


Laurent Berger, leader de la CFDT, a proposé le 5 novembre 2020 la mise en place d’un comité permettant de mesurer l’état psychologique des Français. Parallèle au conseil scientifique, ce dernier devrait permettre de guider et éclairer les décisions politiques à l’aune des conséquences psychologiques des Français. Si pour l’instant l’exécutif ne s’est pas prononcé sur une telle proposition, celle-ci mérite au moins de mettre en avant la face cachée du COVID-19, à savoir les conséquences « invisibles » de la gestion de la crise sanitaire sur les Français.

« Isolement, précarité, repli sur soi, charge mentale : un cocktail explosif à long terme »

Quelques chiffres qui parlent d’eux-mêmes : depuis le 17 mars 2019 les Français ont été confinés 70 jours, ce qui en fait environ 1 jour sur 3 passés lors de ces 8 derniers mois sous la contrainte de mesures grandement restrictives de nos libertés individuelles. Et ce sans compter le dé-confinement progressif de mai/juin ainsi que les divers couvre feux, interdictions de rassemblement et autres fermetures de bars/restaurants/cinémas…

Bien que difficilement mesurable dans l’immédiat, cela aura des conséquences fortes et durables sur le plan psychologique des Français et donc sur la gestion de la sortie de crise.

« Prendre en compte les inégalités face aux risques psycho-sociaux de la crise »

Car en effet, le confinement ici se double d’enjeux majeurs dans le quotidien des Français comme la garde des enfants, les inquiétudes liés à la perte de son emploi, le renoncement au soin, le mal-logement… Or, aux difficultés préalables au COVID et déjà mises en avant par les différents mouvements sociaux de 2018 et 2019, l’année 2020 vient donc ajouter une source d’anxiété supplémentaire pour beaucoup de ménages. Dans une situation où la France est déjà divisée ce cocktail isolement, précarité, et charge mentale accrue peut représenter un véritable terreau explosif pour l’après COVID.

Cela est d’autant plus vrai que les premiers impactés par les conséquences psychologiques du confinement sont, d’une part, les très précaires et, d’autre part, la classe moyenne. En effet, cette même frange de la société Française, dont sont issus les Gillets Jaunes et les quartiers populaires, se retrouvent encore une fois à cumuler les facteurs aggravants de la situation actuelle.

Car si cette crise réhabilite les emplois de ces « oubliés » de la république (caissières, éboueurs, femmes de ménage, infermières et aides-soignantes…) elle fragilise aussi énormément les couches les plus précaires (intérim, travail au noir) ainsi que les intermédiaires, ces cadres moyens, ouvriers qualifiés et autres métiers du tertiaire qui étaient jusqu’alors le reflet de stabilité du CDI proche du salaire médian.

Il est donc frappant de voir l’absence de prise en compte des risques psycho-sociaux de cette population dans les choix actuels du gouvernement. Et si aujourd’hui aucune étude fiable ne permet d’évaluer l’impact réel du confinement sur cette partie de la population il est du devoir du politique d’anticiper.

« Après le premier confinement, certains Etats ont décidé d’agir fortement pour prévenir les conséquences psychosociales de la crise sanitaire. »

Un des signes annonciateurs de ce malaise généralisé peut être trouvé dans le rapport au télétravail. Si beaucoup d’études soulignent les effets bénéfiques tant sur la productivité que sur le bien être dans le cas d’un télétravail cadré et de courte durée, l’effet sur le long terme est lui beaucoup plus contrasté. En effet, les mesures de généralisation du télétravail sur de longues périodes nécessitent une nouvelle gestion des risques sanitaires en entreprise. Avec la prise en compte des mauvaises conditions ergonomiques qui conduisent à des douleurs pour les salariés mais aussi la difficulté de différencier vie privée et vie professionnelle ainsi qu’une pression accrue des employeurs due à la disponibilité considéré comme permanente de chacun.

L’intervention de la puissance publique est nécessaire. Preuve que cela est possible avec l’Espagne, où le gouvernement de gauche, sous l’impulsion de la ministre Yolanda Diaz (Podemos), a mis en place en septembre 2020 une nouvelle loi pour encadrer le télétravail. Elle donne davantage de droits aux salariés, notamment en matière de qualité du cadre de travail à la maison et de droit à la déconnexion, et de contre-parties à respecter par l’employeur, comme la prise en charge intégrale des frais d’équipements du poste de travail à domicile et des factures de fonctionnement générées.

Pour conclure, si aujourd’hui l’enjeu majeur pour le gouvernement est celui de contenir l’avancée d’un virus qui n’en finit pas de faire des victimes, il devient plus qu’urgent de mettre en place un dispositif permettant de mesurer l’impact effectif de la crise sanitaire pour éviter que cette dernière ne se transforme en une crise sociale d’ampleur dans les années à venir.

A la sortie de crise, avoir tous ces enjeux en tête permettra aussi de rendre le plan de relance plus efficace par exemple en accompagnant davantage les acteurs de l’économie du care et du bien-être.

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« Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités »

Par Pierre Mazzorbo

Le gouvernement vient de prêter la main à une proposition de loi de Jean-Michel Fauvergue, ancien patron du RAID, dans laquelle figure un article, le désormais célèbre « article 24 », qui limite la faculté de filmer l’action des gendarmes et des policiers.

Le Gouvernement, Darmanin en tête, a communiqué dans tous les sens et n’importe comment pour plaire aux syndicats de policiers en affirmant qu’il allait mettre fin aux images de policiers filmés dans l’action et diffusées sur les réseaux sociaux. L’intention de les protéger nommément du harcèlement est louable. Les policiers et les gendarmes font un métier difficile. Ils sont indispensables au bon fonctionnement d’une société.

Mais ils sont la proie d’une dérive croissante dans notre société, relayée par les syndicats de policiers qui font la course à l’échalote entre eux, la recherche de l’ordre pour l’ordre. Or, dans une république démocratique, l’ordre est au service du corps social et uniquement du corps social. La police et la gendarmerie sont instituées pour protéger la société et pas le pouvoir.

C’est le sens de l’article 12 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 « La garantie des droits de l’Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée. »

Depuis que Nicolas Sarkozy a franchi la porte de la Place Beauvau, la coupure entre la police et la population n’a cessé de s’élargir. Les attentats de 2015 ont resserré la plaie. Les gilets jaunes et les témoignages filmés de violences policières à leur encontre ont réouvert cette plaie de manière béante.

Les syndicats de police ne cessent depuis d’appeler à l’ordre, au renforcement des mesures coercitives contre la société. Nous sommes d’ailleurs aujourd’hui la seule démocratie au monde où on règle la crise du coronavirus par des attestations en papier dont la contravention est passible de 135€ d’amende! La stratégie de la tension utilisée par Emmanuel Macron pour mater la révolte des Gilets jaunes ne pouvait que conduire à des excès, des heurts et un usage disproportionné de la violence. La France était louée il y a une vingtaine d’années en Europe pour sa stratégie du maintien de l’ordre à distance, qui a toujours cours en Europe du Nord. Elle était aujourd’hui brocardée pour l’usage systématique de la pression et de la tension contre les manifestants.

Les syndicats de police, comme le gouvernement qui les caresse docilement, ont oublié que dans une république démocratique, « un grand pouvoir implique de grandes responsabilités » pour paraphraser l’oncle de Spiderman. Le monopole de l’usage de la violence ne s’exonère pas du contrôle de celui-ci, à commencer par le corps social lui-même.

Force est de constater en France que les policiers sont plus protégés qu’aux Etats-Unis souvent pris en comparaison. Le nombre de faits signalés pendant les Gilets jaunes n’a conduit qu’à d’infimes mises à pied, sanctions disciplinaires ou judiciaires.

La police française est entrée dans une forme de cécité. Les syndicats dénoncent en permanence la détestation du flic, mais l’institution ne fait rien pour se réformer, pour se moderniser, pour accepter le contrôle démocratique nécessaire à la pacification des relations avec la population française.

Les contrôles ne s’effectuent pas. L’IGPN n’est pas une structure indépendante. L’institution ne traite pas ses brebis galeuses et ne sanctionne pas les débordements. Pire, elle réclame la présomption de légitime défense et s’abrite en permanence derrière le délit d’outrage et de refus d’obéissance.

Cette situation ne peut plus durer. Il manque à la France un Ministre de l’Intérieur, comme il lui manque un Premier Ministre depuis le départ d’Edouard Philippe. L’autoritarisme de Gérald Darmanin n’abuse personne. Il ne masque pas son absence d’autorité.

Dans une République démocratique, une institution policière mûre accepte la responsabilité, sanctionne la faute et applique la loi pour elle-même comme pour les citoyens. Nous devons retrouver ce chemin.

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Le billet d’humeur de – Boris Faure – « Michiiiiiigaaaaaaan »

par Boris FAURE

Je prenais l’air frais de l’automne sur mon balcon quand j’ai entendu ce cri altérer la quiétude de ma banlieue bourgeoise et ethniquement homogène de bruxelles : ça faisait « Michiiiigaaaaaaan » de façon prolongée.

Cela venait de chez le voisin d’en face. Celui qui a un grand panneau de basket devant chez lui.

« Michiiiiiiigaaaaan » ça faisait dans un bruit de gorge rauque et profond.

Ne me prenez pas pour le dernier des paranos mais sur le coup j’ai cru à une attaque islamiste et je me suis dissimulé derrière mes plantes en pot.

Après les jeunes, après les amateurs de feu d’artifice, après les croyants, après les profs, ils s’en prenaient maintenant aux amateurs de baskets. Rien ne nous sera donc épargné !

Et le cri continuait de plus belle dans un crescendo imperceptible. Même un orgasme simulé, et j’en ai entendu et produit des nombreux je peux vous le dire, ne produirait pas le même effet sonore

« Michiiiiiigaaaaan »

Le pavillon du voisin paraissait calme pourtant jusque là. Je voyais le scintillement de la télé à travers ses rideaux blancs ajourés. Ses poubelles étaient sorties, bien rangées à côté de sa boîte aux lettres.

John Smith est un voisin organisé et paisible d’ordinaire.

Mon fils a pénétré lestement sur le balcon à ce moment là. « Biden a gagné. Le Michigan est pour lui ».

J’ai poussé un ouf de soulagement. C’était donc ça ! Mon esprit avait complètement occulté l’élection. Ce n’était donc QUE ça.

Le cri se poursuivit un instant, toujours aussi perçant mais nettement moins troublant. « Michiiigaaaann ». Je vis alors la porte du voisin s’ouvrir. John, en tong et maillot des Lakers sur le dos avançait lourdement sur sa pelouse un sac de poubelle jaune dans une main dans l’autre une bière Jupiler. Même les américains consomment parfois local !

Il avait cessé de crier et portait un énorme sac poubelle jaune. Le tri sélectif réserve cette couleur au carton ici dans la capitale européenne. Des emballages de pizza sûrement. Quand il m’aperçut sur mon balcon john leva prestement son pouce géant. Comme il était incongru de faire de l’auto-stop à cette heure là, devant chez lui, et en tong, je compris qu’il s’agissait d’un geste de victoire à mon attention.

Je levais timidement mon pouce nain et opinait du chef. Biden avait gagné certes. Et je ne voulais surtout pas vexer mon voisin démocrate expatrié et américain. Le bon voisinage ça compte. À bruxelles comme des deux côtés de l’Atlantique.

J’ai eu ensuite toute la soirée pour réfléchir. Une victoire démocrate et j’avais donc le cœur sec ? Étais-je vraiment de gauche ? Même après ma troisième bière l’interrogation subsistait. Mon fils passait en revue sur sa tablette les informations sur cette victoire qui avait eu bien du mal à se dessiner mais qui était certaine désormais. Sur le site de Mediapart Même Edwy Plenel ne semblait pas mécontent. Il plissait puis écarquillait les yeux comme Kaa le serpent du livre de la jungle ce qui chez lui est signe de satisfaction mesurée. C’est le stade le plus avancé de l’émotion chez un trotskiste.

Dans mon lit ensuite ce fut l’insomnie. Vers 5h du matin j’eus cette soudaine illumination quand mon plus jeune fils se leva pour aller aux toilettes en allumant le couloir comme pour un interrogatoire de police : Un démocrate momifié c’est toujours mieux qu’un républicain baltringue et dangereux. Voilà.

J’étais au mieux capable de célébrer une « Droopy Victory » en marmonnant un « you Know what ? i’m happy » avec la tête de six pieds de long qui dit le contraire.

Comme J’avais promis une chronique à julien Dray et que la nuit était foutue j’ai repoussé les deux couettes IKEA qui dorlotent mon corps délicat (luxe petit-bourgeois à ma portée) et je me suis mis à rédiger ces quelques lignes :

Je pensais à la moustache féroce de Plenel en les écrivant. Ma prose avait des accents de commissaire politique. Je m’imaginais clamer cette analyse avec un accent russe et méchant à La Tribune du Bureau national du Parti socialiste face à un Olivier Faure un peu effrayé. Même Carlos Da Silva énervé ne fait pas aussi peur !

Ne nous y trompons pas, camarades ! . Les Etats-Unis resteront quoi qu’il en soit une super puissance branlante bâtie sur un modèle multiculturel qui a bien du mal à lutter contre une ségrégation sociale et raciale effrayante !

Une nation sur-armée qui se défile face au rôle de gendarme du monde que la fin de la guerre froide lui avait assigné ! Et un pays qui aime la poudre au point de laisser sa jeunesse acheter des armes de guerre et de la coco qui rend jobard sur le net !

Et vous croyez sincèrement que la victoire de Biden va changer ces fondamentaux là ?

Je suis descendu dans la cuisine avec mon papier. Juju serait content je crois.

La maison était paisible. Tout le monde dormait encore. Je touillais mon café d’une main distraite, lisait les infos sur la tablette pendant que le camion poubelle venait cueillir dans le petit matin blême les reliquats décomposés de nos consommations satisfaites.

Je continuais un peu à penser comme Edwy Plenel, bigre. Faudrait que j’en parle à mon psy brésilien. Il a toujours réponse à tout le Carioca.

Le Monde listait les grands dossiers internationaux qui attendaient Biden.

« Réintégration dans l’accord de Paris, « redynamisation » des relations OTAN UE, retour à plus de multilateralisme dans les relations avec notre vieux continent »

Et c’est à ce moment là que j’ai eu un flash ! j’avais oublié de sortir ma poubelle jaune !
l’Amérique montre parfois l’exemple. Pour assainir la démocratie il faut parfois commencer par sortir les poubelles.

Et merde. Je fais encore du Edwy Plenel. Je vais devoir me faire exorciser.

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