Archives de catégorie : Edmond Thanel

L’unité oui, sur une identité collective, pas sur une couleur !

Par Edmond Thanel

Voilà des années que nous militons, ici, pour une Gauche enfin rassemblée. Voilà des années que nous travaillons à des propositions sur la base de valeurs communes à toute la Gauche.

Nous avons ainsi regretté les initiatives individuelles tentant de définir opportunément une Gauche opposée à une autre. Sans doute le Parti Socialiste a sa part de responsabilité et il a payé très cher ses atermoiements, ses renoncements, sa perte de sens. Mais, contrairement à ce que l’on voudrait nous laisser entendre, il n’a été remplacé par aucun autre parti, aucun autre mouvement et d’ailleurs, est-ce ce qu’il faut attendre ? Chacun, en voulant tirer la couverture à soi a, en fait, entretenu le poison de la division. Tant et si bien que la situation d’aujourd’hui ressemble à un retour arrière de moult décennies. Tant et si bien que les idées, les initiatives, les propositions se sont appauvries. Tant et si bien que la frilosité s’impose, qu’il n’y a plus de combat commun, plus d’accord ou très très peu sur la défense de nos valeurs communes.

Comment avons-nous fait pour devenir atone, aphone à ce point ? Comment avons-nous pu être aveugles et sourds à l’expression populaire des Gilets jaunes et leur manquer de soutien ? comment pouvons nous accepter, par faiblesse, la déliquescence du débat démocratique ? comment pouvons-nous regarder sans réagir vraiment la politique sanitaire d’aujourd’hui ? Comment pouvons-nous rester indifférents à la primauté des « big pharmas » quand une pandémie mondiale imposerait une action collective de toute la gauche pour lever les brevets par exemple ? Comment pouvons-nous continuer à nous opposer les uns aux autres par principe le plus souvent ? un principe de quête hégémonique qui nous affaiblit tous ! Nous ne nous définissons plus que par nos différences.

Et nous ne nommons plus les choses ! nous les caricaturons ou pire encore nous les ignorons. Il n’y a plus ni courage, ni volonté pour servir tout un peuple.

« Mal nommer les choses, c’est ajouter aux malheurs du monde » Cette phrase d’Albert Camus devrait nous faire réfléchir collectivement… il serait temps d’accorder nos violons et le reste.

Cela ne peut pas être une addition de solistes qui interprètent la partition comme ils le souhaitent et qui en font une cacophonie. Il faut construire cette partition ensemble, placer chaque note en accord avec tout le monde ; les blanches, les noires, les dièses et les bémols. Il faut un projet à portée sociale, humaniste, écologique…qui dit son nom : un projet de gouvernement.

Il semble aujourd’hui que certains aient compris qu’aucun candidat de gauche ne pourra être au second tour s’il ou elle ne représente pas tout son camp dès le premier tour. La question n’est donc pas qui, mais quoi et comment !

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Être offensif ou disparaitre !

Par Edmond Thanel

Face à une dérive communautariste et sectaire on ne peut plus claire, l’engagement politique à gauche ne doit pas l’être moins. Il doit être offensif, déterminé, juste et réaliste !

Les communautarismes se sont développés sur nos atermoiements, sur nos divisions et parfois sur notre laisser faire. Nous avons laissé le doute s’installer et les communautarismes se sont immiscés dans les brèches que nous avons nous mêmes ouvertes sur la laïcité, sur la discrimination sociale, sur le déclassement, sur le maintien juste de l’ordre républicain….

C’est souvent parce qu’il y a un manque d’Etat au sens de la justice, que l’on va chercher ailleurs son appartenance, que l’on se recroqueville sur les racines du religieux, que l’on s’enferme dans le sectarisme, que l’on se jette dans les bras maléfiques des extrêmes.

D’un côté il y a donc le développement exponentiel du communautarisme, du clan, du milieu, de l’écart entre ceux qui peuvent ou ne peuvent pas se rattacher à un groupe de pensées, un groupe social, un groupe fermé et de l’autre côté il y a ceux qui errent dans l’insécurité de leurs conditions. La grande majorité de nos concitoyens. Ceux là ont peur du déclassement qui, quelque soit leur statut ou leur niveau social, semble se profiler. Ceux là ont besoin d’ordre. Un ordre qui protège, qui sécurise, qui associe mais qui ne condamne pas d’autorité, qui n’oppose pas les uns aux autres, qui ne donne pas raison à la célèbre phrase de Lafontaine : « Selon que vous serez puissant ou misérable Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ».

Les communautarismes s’affrontent. Certains politiques semblent accepter celui-ci quand d’autres le rejette et réciproquement. C’est communautarisme contre communautarisme. Personne ne représente plus la république pour tous. Une république juste et forte. La même pour chaque citoyen. Une république de la concorde.

Les dogmes auraient pris l’ascendant sur les idées ? sur l’intérêt commun ? Les dogmes isolent, aveuglent et enferment. Ils sont souvent source de division, de rejet, d’exclusion. Ils sont figés et donc l’inverse du progrès. On peut y faire référence mais on doit surtout inventer, retrouver rapidement un chemin où le social et l’ordre juste s’imposent et côtoient pourtant la réalité des crises successives, qu’elles soient sanitaires, écologiques ou économiques.

Ce qui se passe aujourd’hui dans notre pays montre à quel point le pouvoir est faible lorsqu’il a perdu toute confiance. On est abasourdi. On dénonce mais les mots ne portent pas. Inqualifiable est celui qui revient le plus.

Si on ne peut plus qualifier les actes que la société toute entière subit, alors nous ne sommes plus dignes de notre histoire. Nous devons nous réinventer. Vite. Prendre conscience de nos échecs successifs à ne pas vouloir trancher. Décider ce qui est incompatible avec notre république, notre démocratie, notre destin commun. Sans en rabattre sur les valeurs de liberté, d’égalité de fraternité et de laïcité.

Nous ne pouvons plus nous permettre de tergiverser. L’urgence impose que nous empruntions ensemble une même voie d’alternance sans perdre nos identités ; indispensables à toutes constructions positives. Face à la situation de notre pays, nos différences sont de la pacotille et s’arcbouter sur des exigences dogmatiques, c’est trahir le sens réel de notre engagement pour par et avec le peuple.

Nous devons impérativement passer à l’offensive. Notre projet commun ne peut pas être idéal mais il doit poursuivre un idéal. Le partager. Associés celles et ceux que nous avons laissés en chemin et qui forment les cortèges d’abstentionnistes quand ils ne choisissent pas le pire.

Et pour cela il faut être clair, intransigeant sur les valeurs, réaliste et juste. Si nous n’y parvenons pas, nous disparaitrons !

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Violences policières ou violence d’état ?

Par Edmond Thanel

Comment a-t-on pu passer des embrassades et des larmes partagées d’une France debout après les attentats de Charlie au slogan « tout le monde déteste la police » ? comment a-t-on pu passer du principe de « gardien de la paix » aux voltigeurs à moto et à la BAC pour mater les manifestations ?

Les Black blocs ne sont pas arrivés avec les Gilets Jaunes. Les éléments violents qui n’ont en général que peu de rapports avec les causes ont toujours été là, profitant de la foule pour agir. Ils représentent souvent des exclus, volontaires ou pas, en mal de vengeance. Ils sont souvent bien organisés et surtout, ils sont connus ou plus exactement ils l’étaient.

Puis on a supprimé des pans entiers de renseignements intérieurs, de ceux qui, immergés partout sur le territoire, permettaient d’anticiper, de prévenir et d’empêcher très souvent que les choses ne dégénèrent au point où on le voit aujourd’hui. Certes, des bavures, il en a eu. On les a inscrites sur un calendrier et l’on y revient chaque année. Certes les contrôles au faciès existent depuis longtemps. Pourtant il fut une période ou les choses semblaient se normaliser sur des valeurs républicaines.

Si l’on devait, depuis deux ans, inscrire chaque mort, chaque éborgné, chaque blessé à vie, chaque bavure, un calendrier n’y suffirait pas.

Les policiers et les gendarmes sont-ils plus violents, plus racistes qu’avant ? Si on constate une certaine radicalisation idéologique, comme dans le reste de la société, on ne peut pas dire que les comportements soient directement liés aux convictions. Ils ne sont en outre pas recrutés en fonction de cela… normalement. Toutes les confessions, toutes les couleurs de peau sont représentées dans ces corps de métiers. Dans la police comme dans la gendarmerie c’est la république, l’ordre républicain, qui fait loi. On défend l’ordre, on ne combat pas la liberté d’expression et même on doit la protéger !

Ce ne sont donc pas les individus qui seraient collectivement responsables d’une dérive que chacun peut constater ? alors il faut le dire ; c’est le système qui a changé !

La suppression des renseignements intérieurs, de la police de proximité, la constitution de certains corps policiers, le choix de préfets davantage portés sur la répression que sur la gestion de conflit ; l’introduction des BAC et des voltigeurs au milieu des compagnies républicaines de sécurité, les stratégies de « nassage », d’encerclement, les armes utilisées et les méthodes de maitrise des individus forment un cocktail qui loin de calmer les esprits, renforcent un sentiment de profonde incompréhension et attise la colère.

La violence appelle toujours la violence. Plutôt que de la contrer on semble vouloir la provoquer ou la renforcer…volontairement ?

En 1968, la police était alors dirigée d’en haut par le préfet Grimaut. Si l’on compare la méthode de ce préfet d’alors avec celui d’aujourd’hui à Paris, on comprend la différence entre une gestion de crise et les techniques employées aujourd’hui. On ne peut que constater la dérive d’un état de plus en plus policier.

Il ne fait pas bon être policier ou gendarme. Certains se cachent. D’autres demandent à leurs enfants de ne pas donner leur réelle profession à l’école. Beaucoup se taisent et développent des dépressions quelque fois fatales.

Pendant ce temps que fait-on au sommet de l’état ? Quelles sont les déclarations du chef de l’état ou du ministre de tutelle qui laisseraient à penser qu’une remise en cause de la politique de sécurité menée depuis plus de deux ans maintenant est possible, urgente, actée ? Aucune.

La force publique est toujours légitimée par le potentiel danger que représentent ceux qui expriment leur désarroi, leur épuisement, leur colère…. Le potentiel danger est donc dans chaque Français opposé à l’abandon des services publics, à la fracture de lien, à l’injustice sociale et fiscale.

Ça va finir par faire beaucoup !

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Bas les masques !

Par Edmond Thanel

Il y a ceux qui nous manquent tant pour l’ensemble de ceux que l’on expose de fait et il y a ceux qu’on met pour se cacher de la vérité.

Alors que l’on envoie au feu de cette guerre pandémique les soldats sans arme du service public, On n’a pas de mots assez forts pour décrire leur dévouement. On ajoute aux faux semblants et aux mensonges le discours d’un état major en faillite.

Il y a encore un mois, personne n’y croyait. Qui avait alors le niveau d’information suffisant pour appréhender la crise sanitaire qui se profilait ? Personne sans doute. Et pourtant !

Si le rôle du service public est de protéger, de faire le lien, de sécuriser, de soigner, d’ouvrir à l’égalité… Il ne peut le tenir que si on lui en donne les moyens ! Le service public ne prend pas de décisions. Il applique au mieux celles qui sont prises par celles et ceux que l’on a choisi pour nous représenter. Et, lorsqu’il n’est plus en capacité de le faire, il le dit. Il fait remonter l’état des lieux. Il témoigne de la réalité du terrain. Il prévient. Il ne peut pas anticiper, juste alerter. Et il l’a fait !

Concernant la crise sanitaire que l’on connaît, on ne peut pas dire qu’on ne connaissait pas l’état des lieux. Un état des lieux qui n’a fait que s’empirer les dernières années.

Les soignants ; infirmières, personnels hospitaliers, médecins ont joué leur rôle avec l’engagement qu’on leur connaît, avec dévouement, abnégation jusqu’à l’épuisement.

Cet épuisement a précédé la crise. Ils ont joué leur rôle y compris pour faire remonter tous les manques, pour témoigner des dérives, pour dénoncer la financiarisation inique du système de santé, les abandons quantitatifs et qualitatifs.

Monsieur Macron ! Vous êtes resté sourd à leur colère, à leur désarroi. Vous leur avez opposé des critères économiques lorsqu’ils parlaient de santé publique. Vous leur avez envoyé, comble de l’histoire, d’autre membres des services de l’état pour les dissuader de leur combat d’intérêt général, dans la rue.

Comment, dans ces conditions, peut-on affirmer que la France était prête à maîtriser une attaque pandémique ? Comment peut-on affirmer que vous aviez anticipé une situation qui, s’empirant chaque jour, nous montre l’exact contraire ?

Comment peut-on se gargariser de mots quand aucune décision de réquisition n’est prise pour enfin permettre à nos soldats du feu sanitaire, de travailler dans des conditions honorables ? Manqueriez-vous à ce point d’honneur ?

Nous avons, en France le moyens financiers, logistiques, politiques pour décider d’actions immédiates. Vous ne le faites toujours pas. Toujours pas de masques. Toujours pas de tests massif de dépistage. Toujours pas de stratégie de confinement autre que la culpabilisation, la répression, l’accroissement des inégalités, multiples. Toujours pas d’autres perspectives que de réduire les libertés publiques ?

L’anticipation ! c’est le rôle du pouvoir. A défaut, dans l’urgence, c’est l’action qui prévaut, pas les mots. Hors, votre action va bien moins vite que le TGV de la communication roulant vers Mulhouse !

Bas les masques ! ne faites plus semblant. Les soignants, sans masque, meurent comme les patients qu’ils voudraient sauver. C’est insoutenable !

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Unité. Arrêtons d’en parler : Faisons-la !

 
Nous avons toujours été ici les promoteurs infatigables du rassemblement de la Gauche et des Ecologistes.
 
Nous avons constaté depuis longtemps que l’hégémonie de tel parti ou tel mouvement était pour le moins préjudiciable au partage des valeurs communes. Elle a entrainé plus de divisions que de rapprochements. Aucun détenteur de cette hégémonie électorale n’est parvenu depuis François Mitterrand à construire un programme ou un projet entrainant derrière lui toute la Gauche et les Ecologistes. Ou alors par défaut.

Pire. Des légitimités auto-proclamées ont empêché ne serait-ce qu’un échange objectif sur nos valeurs communes.
On a privilégié le leadership, les confrontations de personnes, les intérêts privés de chaque camp. On s’est recroquevillé sur des positions à tenir. On s’est enfermé dans le dogme. On a développé des idées contradictoires. C’était à qui serait le plus pragmatique, le plus écologique, le plus social ou le plus radical. On veut toujours avoir raison contre l’autre à gauche. On s’est concentré sur son nombril en oubliant le reste du corps et le corps, c’est l’ensemble d’une population qui ne digère plus nos divisions.
 
On a fait la part belle à nos adversaires. La Gauche s’est délitée au profit d’un centre de plus en plus à droite. A tel point qu’aujourd’hui il se confond avec elle.

Le résultat est là. Divisée, la Gauche est minoritaire dans ce pays. Aucun parti, aucun mouvement n’est parvenu à convaincre au delà d’un plafond de verre indépassable. Quelque soit le côté duquel on tire la couverture, elle laisse toujours apparaitre nos faiblesses.

Pourtant la politique menée depuis deux ans démontre, s’il le fallait, que la Gauche et la Droite, ce n’est pas la même chose. La liberté de la Droite n’est pas celle de la Gauche. L’égalité de la Gauche n’existe pas à droite.

Que voulons-nous ? Le pouvoir pour le pouvoir où la préservation, voire le développement, de notre modèle singulier ? La victoire sur ses partenaires historiques ou l’avènement d’une politique sociale et écologique de progrès pour le pays ? le plus beau score de la Gauche ou une majorité de celle-ci pour enfin changer la vie ?

Nous sommes tous différents et c’est heureux. Ne pouvons-nous pas cultiver nos différences, dans nos champs respectifs, tout en approvisionnant l’étal d’un projet commun sur le marché électoral ?

Nous l’avons démontré au plan local. Combien de communes, de collectivités, de départements, de régions ont été gérées avec succès lorsque la Gauche s’est montrée responsable et unie ? Chacun a su alors faire un pas, se remettre en question, accepter des compromis. Souvent, très souvent, les populations ont bénéficié de ces accords-là.

Il y a urgence. Nous pouvons sans aucun doute encore renverser la table. Remettre les choses à l’endroit, retrouver la confiance de nos citoyens. Cela passe par l’affirmation de nos valeurs communes. Par la volonté de concilier progrès et modèle social, préservation de la nature et partage de richesses.

Ce moment où les conflits se multiplient dans tous les secteurs publics ou privés.
Ce moment où il apparaît nettement que les Français rejettent massivement l’assimilation de notre modèle à celui des Anglo-saxons.
Ce moment où l’on veut nous enfermer dans un choix impossible entre un centre « droitisé à l’extrême » et l’extrême droite.

A ce moment là, à ce point de rupture là….

La Gauche et les Ecologistes ont la responsabilité historique de proposer une troisième voie.

Sans tergiverser, sans exclusive, sans perdre de temps encore et encore dans des débats contre-productifs sur l’irréconciabilité prônée par ceux-ci, sur des définitions radicales par ceux-là, la Gauche et les Ecologistes doivent faire, plutôt que d’en parler, cette unité qu’une grande majorité attend ! C’est aujourd’hui, maintenant, tout de suite qu’il faut la faire…

Alors faisons là, ensemble !
Partout !

Les Municipales arrivent à point pour nous en donner l’occasion.

Un taux de chômage faible ne fait pas le bonheur !

Par Edmond Thanel

Voilà qu’opportunément, le gouvernement nous envoie un message qu’il voudrait rassurant. Le taux de chômage à baissé en France. On pourrait s’en satisfaire et se dire que finalement tout va mieux : toutes les catégories répertoriées profitent en effet de cette embellie si l’on en croit Pôle emploi. Il y aurait même eu davantage de CDI créés.

Outre que le gouvernement oublie de dire que cette embellie, dans ce qu’elle a de réel, est due en grande partie aux conséquences des mesures prises sous le précédent quinquennat, il ne nous dit pas tout sur les raisons de celle-ci. Et c’est là, pour le moins, que le bât blesse.

En regardant de près le camenbert en illustration ci-dessus, on comprendra qu’il s’agit moins de création d’emplois que de radiations, de cessations d’inscription ou de défauts d’actualisation. 52,5% du résultat ; quand même ! Si l’on ajoute à cela la suspension de recherches d’emplois (maternité, maladie, retraites) on arrive à 61,3 % de l’ensemble. Et si l’on considère que les stages ne sont pas à proprement parlé, des emplois pérennes, on franchit allègrement les 70% qui ne sont pas des retours à l’emploi.

Dès lors une question se pose alors : Le sacro-saint critère du taux de chômage est-il vraiment le bon, et le seul, pour évaluer la bonne santé d’un pays ? Ça ne semble pas être le cas.

Le bonheur serait-il inversement proportionnel à ce taux? Il est évident que non !

Nos chers économistes agréés s’appuient cependant sur cet unique critère pour nous dire si on va bien ou pas ; si on est sur la bonne voie ou si on est de très mauvais élèves de la mondialisation. Et de se comparer à nos chers voisins qui ont des taux de chômage plus faibles.

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